samedi 22 août 2015

B-Kyu Gurume

Alors que certaines personnes disent au revoir à l’été, nous attendons l’arrivée de foires nationales comme l’Exposition nationale canadienne (ENC) et l’Exposition nationale du Pacifique (ENP), avec les offres culinaires que cela implique. L’an dernier, nous avons découvert la gaufre de l’Action de grâces du restaurant Fran’s à l’ENC – une combinaison de tradition canadienne et de cuisine réconfortante. Cette année, nous savons qu’ils ont des boulettes de poutine et une banane royale qui nous rappellent quelque chose que nous avons découvert au Japon et qui se nomme « B-kyu gurume ». Apprenez-en plus sur la tendance délicieuse et peu coûteuse qui se répand dans le monde une bouchée à la fois.

La cuisine japonaise évolue. Au Canada, il est déjà bien loin le temps où « cuisine japonaise » était synonyme de sushi. Au Japon, la gastronomie semble finalement être sortie de l’ombre des étoiles Michelin et du « kaiseki », ce repas traditionnel à plusieurs services. Cependant, cela ne veut pas dire qu’un pays renommé pour sa cuisine est en faillite gastronomique. En fait, c’est tout le contraire.

Il y a déjà plusieurs années que le « B-kyu gurume » (gourmet de catégorie B) a pris son envol. La parenthèse est un peu trompeuse. B-kyu ne veut pas dire qualité moindre. Cependant, il ne faut pas chercher l’éclairage d’ambiance ou les serveurs hautains. Une bonne partie de l’attrait du B kyu gurume tient au fait qu’il a délaissé les prétentions de la cuisine A-kyu haut de gamme. Les gourmets sont ainsi libérés des entraves dorées inhérentes à la réputation de la cuisine japonaise. La croissance de la popularité du mouvement a donné naissance à des magazines spécialisés et à des émissions de télé et même à d’importants festivals culinaires.

De quoi s’agit-il?

Selon Japan Times, le B-kyu est « une cuisine maison bon marché, issue de traditions culinaires locales ». « Chacun a sa propre définition, dit Koji Yamamoto, le propriétaire du Yakko Izakaya d’Osaka. Pour moi, le B-kyu, c’est une nourriture soul. Elle doit être savoureuse, bon marché et faite d’ingrédients de qualité. Ce qui me plait le plus dans le B-kyu, c’est de pouvoir créer du neuf en intégrant des mets d’autres cultures à notre cuisine traditionnelle. Plusieurs pays ont ainsi contribué à de nouveaux mets. »

Au fond, le B-kyu ressemble beaucoup à une approche alimentaire qui fait fureur au Canada depuis quelques années : une nourriture un peu plus recherchée, bon marché et joyeusement réconfortante. Shinji Yamaguchi a passé plusieurs années à manger de tout au Japon. Aujourd’hui, il gère un étal de rue Gushi à Toronto. Selon lui, il importe de s’amuser et de se faire plaisir : « B-kyu gurume est simple, on le mange goulûment, c’est bon—comme la malbouffe! »

Écrit par Nelson Tam. B-Kyu Gurume a été publié dans le Numéro 7 du Magazine Scion. Pour en lire plus, visitez scion.ca/magazine

jeudi 20 août 2015

Le « Cyrious Report » : Des moments excitants à Trois-Rivières

Pour la troisième ronde de Formula Drift Canada, l’équipe et moi sommes allés dans les rues de Trois-Rivières, là où des gens coursent depuis 1967! Se déroulant pendant deux semaines en août, le Grand Prix de Trois-Rivières accueille plusieurs disciplines incluant NASCAR et World RallycrossRX et, pour la première fois, une compétition de drift avec FD Canada.

Les rues de Monaco ont inspiré la piste et même si elle semblait avoir deux virages sur papier, elle était assez difficile. D’abord, la piste est entièrement bordée de murs de béton, donc il n’y a absolument aucune marge d’erreur. Ensuite, nous n’avions que deux séances d’essais de 30 minutes, ce qui ne nous donnait pas la chance de faire des changements et nous obligeait à être au bon niveau dès le départ. Heureusement, nous avons pu marcher sur la piste la veille de la compétition, ce qui m’a permis d’avoir une idée de ce dont j’aurais besoin pour tirer le maximum de chaque tour d’essai.

Ma première course d’essai a été excellente! Je me suis immédiatement senti confortable avec la piste, j’ai placé la voiture là où elle devait être, et je l’ai sentie très rapide tout au long du parcours! Nous n’avons eu qu’un tour dans cet essai de 30 minutes en raison d’un accident, mais j’ai été satisfait de ma performance. Pour la prochaine séance, j’ai été en mesure de faire deux bons tours, ce qui m’a permis de me sentir confiant pour la compétition des 16 meilleurs.

Contrairement aux autres événements de FD Canada cette année, il n’y avait pas de qualifications. Ils ont plutôt utilisé les points du championnat pour déterminer l’ordre des 16 meilleurs. Aussi, en raison des contraintes de temps du GP3R, il n’y avait pas de « course supplémentaire » demandée par les juges, il fallait donc tout faire à chaque occasion pour obtenir la faveur des juges. La bataille des 16 meilleurs s’est déroulée pendant deux jours, avec la première moitié le vendredi et le reste de la compétition le samedi.

Comme j’étais le numéro un au niveau des points du championnat, je me suis qualifié premier et j’ai été jumelé à Jo Thiffault. J’ai d’abord pris la tête avec un bon tour, mais Jo a fait quelques erreurs en voulant se maintenir. Au tour suivant, Jo a ralenti plus que ce à quoi je m’attendais à l’entrée, m’obligeant à me redresser pendant une seconde, mais j’ai réussi à suivre son rythme jusqu’à la fin de la course. Ce fut très serré, mais les juges m’ont accordé la victoire!

Pour la bataille suivante, je devais affronter Tomy Boisvert-Bellemare. Nous nous étions déjà affrontés dans le cadre de FD Canada. Connaissant Tom, je savais qu’il allait tout donner que ce ne serait vraiment pas facile. J’ai pris la tête en premier et fait une course parfaite! Tom était à une distance de deux longueurs de voiture derrière sans pouvoir se rapprocher. Au tour suivant, j’ai été capable de combler l’écart et j’ai remporté la victoire.

Ensuite, parmi les 4 finalistes! Je devais me mesurer à Martin Langlois, un pilote très bon et très agressif. J’ai d’abord pris la tête, j’ai réalisé un excellent tour et Martin s’est maintenu à environ trois longueurs de voiture en ne faisant que quelques erreurs mineures. Cela signifiait que mon tour suivant devait être parfait. Nous avons pris le départ et, dans le premier virage, je me suis trompé de vitesse, mettant la voiture en cinquième plutôt qu’en troisième. Instantanément, Martin m’a distancé de quatre longueurs de voiture. J’ai essayé de combler l’écart, mais je n’ai pas réussi et martin a remporté la victoire. J’ai su que plusieurs d’entre vous criaient « une course supplémentaire » sur Periscope! J’ai discuté avec les juges par la suite et ils auraient été d’accord pour demander une course supplémentaire n'eût été des circonstances.

À la fin, avec ma qualification en première place, j’ai terminé l’événement au troisième rang! Mais ma journée n’était pas encore terminée. Après la compétition, les 3 meilleurs pilotes de l’événement devaient faire des courses démo avec Vaughn Gittin Jr. et Dean Kearny. Mieux encore, j’ai été assez chanceux pour faire un tour avec Yves Lévesque, le maire de Trois-Rivières! Nous avons eu beaucoup de plaisir et le maire a beaucoup apprécié, tout comme la foule!

Donc, après trois rondes excitantes de FD Canada, je termine au premier rang des pilotes qualifiés en vue de la Ronde mondiale finale en septembre à St-Eustache! J’ai aussi appris que je suis officiellement le « Pilote de l’année » de FD Canada.

Le prochain défi pour nous est le FD Pro2 au Texas. Nous ferons quelques changements sur notre transmission pour éviter les erreurs de changement de vitesse et réglerons d’autres petits détails mais, dans l’ensemble, je suis extrêmement satisfait du rendement de ma Scion FR-S cette saison!

Merci beaucoup pour votre appui!

samedi 8 août 2015

Le « Cyrious Report » : Tout un week-end

Nous venons de revenir de la deuxième ronde de Formula Drift Canada et quelle ronde ce fut! Elle a eu lieu à l’un de mes circuits préférés – l’Autodrome de Montmagny.

Se déroulant durant le week-end, les essais et les qualifications se sont tenus le samedi avec la compétition principale le dimanche. Ce qui est bien d’un événement de 2 jours, c’est qu’on a beaucoup de temps pour trouver le réglage idéal pour que notre voiture soit juste à point.

L’Autodrome de Montmagny est un ovale de « stock car » classique avec une section irrégulière au centre de la piste. La partie la plus difficile de cette piste est de sortir du premier virage relevé avant d’entrer à l’intérieur. Avec un virage aussi serré, il faut probablement passer de 100 km/h à 50 km/h pour atteindre le premier point. Lorsqu’on le fait correctement, on peut attaquer le deuxième virage avec beaucoup de vitesse, et c’est ce que j’ai fait à chaque fois durant les essais! Aucune autre voiture derrière ma FR-S ne pouvait rivaliser avec nous après le premier point. Dès que nous franchissions cette étape, je mettais la voiture en quatrième vitesse pour attaquer le deuxième virage, avec les Yokohama qui laissaient sortir de la fumée derrière la FR-S! Malgré la météo, les essais se sont très bien déroulés. Nous avons fait quelques ajustements sur la voiture et trouvé de nouvelles façons d’obtenir plus d’adhérence, ce qui fait que la voiture était très rapide tant sur chaussée sèche que mouillée.

Les essais se sont déroulés sur une piste mouillée, mais nous y étions préparés et je me sentais très confortable pour faire du drift sur une surface glissante. En tant que leader, j’étais le dernier à partir. J’ai fait ma course avec une bonne vitesse, franchi tous les points et placé la voiture dans toutes les bonnes zones et je me suis qualifié deuxième. En passant, je suis très satisfait de mes qualifications cette saison, je me suis classé parmi les 3 premiers à chaque événement!

Dimanche, nous avions environ 3 heures d’essais avant le début de la compétition. Nous avons pris une bonne partie de la matinée pour ajuster notre réglage en fonction des conditions sèches. Nous avons fait quelques changements et, dans l’ensemble, j’étais assez satisfait de la voiture. La seule chose qui manquait était un meilleur rapport dans le premier virage, comme j’étais sur le limiteur pour la plus grande partie, mais notre embrayage était parfait pour le reste de la piste et la FR-S était extrêmement rapide avec beaucoup d’adhérence!

Nous sommes entrés dans les 16 meilleurs contre Tomy Boisvert-bellemare. Tomy et moi nous sommes affrontés plusieurs fois, c’est un pilote très calme et constant, et il est aussi très bon en tandem serré. J’étais le premier à prendre la tête, et j’ai reproduit le même tour que j’avais fait tout le week-end. Tomy a bien fait derrière moi, mais il n’a pas été en mesure de rivaliser avec ma vitesse dans la deuxième partie de la piste. Durant mon tour suivant, je suis resté collé près de lui tout au long de la course et j’ai eu une bonne sensation devant la foule en attendant le résultat des juges. Dès que j’ai arrêté la voiture, un des officiels m’a informé qu’il y avait des flammes qui s’échappaient de mon pare-chocs – ma voiture était en feu! Avant même que je puisse sortir de ma voiture, Tomy était là avec un extincteur dans les mains, et il a rapidement éteint le feu. Si vous regardiez la diffusion en direct sur Periscope, je suis certain que vous étiez aussi impressionné que moi et cet incident a vraiment démontré l’esprit sportif qui règne dans le monde du drift. Je ne remercierai jamais assez Tomy pour son aide! Une fois le feu éteint, nous avons appris que j’avais remporté la ronde, ce qui nous laissait environ 25 minutes pour faire remorquer la voiture, l’inspecter et la réparer. Finalement, c’était une conduite sur le turbo qui était desserrée, causant ainsi une fuite d’huile et, par la suite, le feu. Nous l’avons resserrée, installé un nouvel ensemble de Yokohama Advan, puis nous étions prêts pour la prochaine bataille.

Dans les 8 meilleurs, je devais me mesurer à Marin Guilbault. Marin est un bon pilote ontarien qui est sur la scène Pro-Am depuis maintenant environ 4 ans, et il tente de passer pro depuis 2 ans. J’avais le sentiment que cette bataille ne serait pas très jolie. J’ai d’abord pris la tête pour ensuite conduire en derrière. Malheureusement, lorsque j’ai ralenti dans la zone de freinage, Marin m’a frappé et causé quelques dommages sur le côté de ma FR-S. J’ai réussi à garder le contrôle de la voiture et j’ai continué ma course. Au tour suivant, Marin a vraiment manqué un rapport et après avoir vu sa voiture se retrouvé à l’extérieur du virage, j’ai vu qu’il n’était plus dans la course et que j’avais gagné cette bataille. Direction les 4 premiers…

Nous avions environ 10 minutes pour inspecter la voiture et la réparer suite à l’impact avec Marin. Quelque chose dans la suspension arrière avait été touché, parce qu’on pouvait voir que l’alignement n’était pas à point au niveau de la roue arrière gauche, mais la prochaine course devait commencer sous peu et nous n’avions pas le temps de remplacer les bras ni de réaligner la voiture. Nous avons fait ce que nous avons pu et nous étions prêts à affronter Alex Gosselin. Comme il avait bien fait tout au long du week-end, nous nous attendions à toute une bataille. J’ai d’abord pris la tête, faisant tout ce que j’avais fait précédemment durant le week-end, mais cette fois-ci, ma FR-S n’a pas ralenti comme je l’espérais et elle s’est retrouvée dans le gravier à l’extérieur du virage, gâchant ce tour à coup sûr. Pour le tour suivant, nous avons tout donné pour obtenir une « course supplémentaire » de la part des juges. J’ai pris l’initiative et je suis resté à environ un pied de sa porte tout au long du premier virage! En arrivant dans la zone de freinage, je le suivais de près, mais il a ralenti un peu plus que ce à quoi je m’attendais, ce qui a brisé mon rythme. J’ai tenté de repartir en force, mais au troisième essai, l’un des essieux arrière a lâché, ce qui ne m’a laissé qu’une roue motrice, mettant ainsi fin à mon week-end.

Dans l’ensemble, ce fut tout un week-end et, au final, je suis toujours en première position au niveau des points du championnat. Nous allons réparer notre Scion FR-S et reviendrons en force pour la Ronde 3 de Formula Drift Canada à Trois-Rivières!

Merci pour votre appui!


jeudi 23 juillet 2015

Sur les traces Du Sasquatch

Une créature géante vit cachée au fond d’une forêt de la Colombie-Britannique et, chose étrange, cette bête a conquis notre affection. Dans l’ouest, le sasquatch (qu’on surnomme aussi, en anglais, Bigfoot, Grass Man, Skunk Ape ou simplement « Harry ») jouit d’une célébrité qui remonte très loin.

« C’est une des réalités culturelles de notre temps », dit Adam McGirr, du British Columbia Scientific Cryptozoology Club (BCSCC), un cercle voué à la recherche et à la conservation des sasquatchs et autres cryptides (créatures dont l’existence est douteuse). « Les enfants adorent Quatchi et il est devenu un trésor bien canadien », ajoute fièrement McGirr.

Quatchi, j’en conviens, semble plutôt jovial et on aimerait lui faire la bise et l’inviter à la fête. Cependant, la taille d’un vrai sasquatch est plutôt intimidante et, nonobstant sa notoriété, il reste à peu près introuvable. Les repérages se font de plus en plus rares. L’espèce serait-elle en déclin?

Le BCSCC ne se décourage pas, même si le sasquatch ne s’est pas montré souvent dernièrement. McGirr est l’un des quelque 70 enquêteurs intrépides du BCSCC qui recueillent les renseignements concernant le sasquatch. Ils passent des heures de loisirs à interviewer des témoins et à rechercher la vérité au sujet de Bigfoot. Ils sont au bon endroit ; la côte ouest de Vancouver enregistre le plus grand nombre de repérages en Amérique du Nord. Sans doute que cet omnivore y trouve un garde-manger bien garni : saumon, foie de chevreuil et plein de rongeurs.

« Bigfoot est allé partout », dit John Kirk, président et enquêteur en chef. Il se joint à McGirr pour partager ses connaissances. « Il a été vu dans toutes les provinces, sauf à l’Île-du-Prince-Édouard. Il a été repéré dans des endroits sauvages, mais aussi dans des zones urbaines, près de routes et d’endroits habités. »

Les mordus du sasquatch ont, bien sûr, leurs dénigreurs. Ces sceptiques partent souvent en campagne contre la pauvre bête. Non seulement ils nient l’existence du sasquatch, mais ils considèrent que ceux qui partent à sa recherche sont des malades. « Croire, c’est une chose, mais conclure c’est tout à fait autre chose », dit Kirk, avec un soupçon d’audace.

« Sur les traces Du Sasquatch » a été publié dans le Numéro 2 du Magazine Scion. Pour en lire plus, visitez scion.ca/magazine

jeudi 9 juillet 2015

Speed Academy commence à préparer la FR-S Targa pour l’Ontario-1500

Peter et Dave de Speed Academy reprennent du service, préparant la Scion FR-S qu’ils ont conduite au Targa Terre-Neuve l’an dernier pour un nouvel événement cette année : l’Ontario-1500.

On parle de sept jours consécutifs de Time Attack, d’Autocross, et de Drag à sept pistes différentes en Ontario dans ce qu’ils décrivent comme la version canadienne de One Lap of America

Plutôt que de se punir en travaillant sur une cage de protection comme ils l’ont fait au début l’an dernier, Peter et Dave ont décidé de se faciliter la tâche dans le projet de cette année en installant des supports d’amortisseurs avant et arrière Raceseng avec un ensemble de suppression de climatisation Raceseng.

Les supports d’amortisseurs avant Raceseng ont été choisis pour un meilleur ajustement du carrossage lors du réglage de l’alignement pour une adhérence maximale sur la piste de course, et ces supports sont également réglables au niveau de l’angle de chasse. De plus, comme vous pouvez le voir, la qualité de l’usinage en aluminium armé est vraiment de haut niveau, tout comme celle des roulements et des composants utilisés, ce qui fait que Peter et Dave sont confiants de faire bonne figure lors des sept jours consécutifs de course de l’Ontario-1500 à la mi-septembre.

La conception ingénieuse des supports arrière permet aux amortisseurs arrière de bénéficier d’une course supplémentaire de 2 pouces par rapport aux supports standard. Sur une voiture abaissée qui est dotée d’amortisseurs à réglage unique en hauteur, comme les KW Clubsport sur cette FR-S, la course supplémentaire de l’amortisseur arrière aidera vraiment Peter et Dave à libérer toute la puissance dans les virages bosselés.

L’ensemble de suppression de climatisation Raceseng signifie que la FR-S de Speed Academy est entièrement libérée du système de climatisation d’origine, permettant de réduire le poids de la voiture (déjà très légère) de 31 lb. Avec l’Ontario-1500 qui se tient à la mi-septembre, Peter et Dave sont confiants de pouvoir se passer de la climatisation, mais ils seront bien équipés en déodorants, au cas où.

Et comme vous le verrez dans la première vidéo de leur série couvrant l’Ontario-1500, nous avons aussi droit à un aperçu des nouvelles roues et nouveaux pneus que la voiture utilisera cette année, un superbe ensemble de roues de course Advan Racing GT au fini bleu titane enveloppées de pneus Toyo Proxes R1R super mordants.

Comme vous pouvez le voir, Peter apprécie particulièrement ces pneus!

Prochainement, l’équipe de Speed Academy apportera une amélioration aérodynamique à la FR-S, mais n’oubliez pas entre-temps de regarder l’Épisode 1 de la série.

Une foule de vidéos et de mises à jour du blog vous seront offertes par Speed Academy au cours des prochains mois, alors rendez-vous sur YouTube et abonnez-vous à leur chaîne pour ne rien manquer de ce qui se passe dans le monde de ces deux passionnés de vitesse.

mercredi 8 juillet 2015

Super Scott! Q et R avec l’homme derrière AuJeu!

Il n’est pas courant de rencontrer des personnes qui ont transformé leur activité d’enfance préférée en carrière. Scott Hill est l’une d’entre elles.

Ayant toujours adoré le hockey, Scott a comme objectif de faire revivre le jeu un match à la fois. Nous l’avons rencontré entre deux matchs à l’événement AuJeu! de Vacouver, au Coquitlam Centre, pour discuter de ce qui le motive et lui demander si la Coupe Stanley reviendra un jour au Canada.

Alors, d’où vous est venue l’idée pour AuJeu!?

Eh bien, c’est une histoire en deux parties. La première a commencé lorsque j’ai terminé mon MBA. Je voulais vraiment travailler dans le sport professionnel et je ne trouvais pas d’emploi. J’avais 25 ans, j’ai proposé ma candidature aux 30 équipes de la LNH, mais aucune équipe n’embauchait à ce moment-là. Je désirais accomplir quelque chose dans le monde du hockey, parce que c’était ma grande passion. La deuxième partie, c’est que j’ai toujours adoré jouer au hockey de rue. Je jouais avec mes frères à Kingsville, en Ontario – notre petite ville natale de 5 000 habitants. Durant mes années à l’université, j’étais connu comme le grand passionné de hockey. J’étais président du club de hockey et j’organisais des tournois de hockey sur glace.

Après avoir reçu mon diplôme, j’ai vu la possibilité de lancer un tournoi de hockey de rue. J’ai réalisé qu’il y avait plus de joueurs de hockey de rue que de joueurs de hockey sur glace au Canada. J’ai donc préparé un plan d’affaires et fait une proposition à la LNH. Ce fut tout un processus, mais j’ai fini par obtenir leur soutien et j’ai ensuite mobilisé ce concept pour créer un festival sportif national bâti sur le hockey de rue. Ça fait maintenant 12 ans et chaque journée est très exigeante. Mais, vous savez, je n’étais qu’un grand passionné de hockey voulant faire une différence dans le monde du hockey. J’ai vu une occasion, j’étais assez naïf pour croire que je pourrais le faire, et c’est ce qui est arrivé.

L’événement décrit l’importance de « reprendre la rue » – qu’est-ce qui fait que le nombre de participants et d’événements pour le festival AuJeu! augmente année après année?

Le slogan « reprendre la rue » est une initiative pour encourager les gens à jouer de nouveau. Lorsque nous avons commencé en 2002, il y avait beaucoup de publicité et de critiques négatives, particulièrement à Toronto, concernant un règlement qui empêchait les enfants de jouer dans la rue. La même chose s’est produite à Halifax. Nous avons donc profité de cette lancée et le slogan est devenu notre façon de dire aux politiciens du pays que les enfants devraient pouvoir utiliser la rue pour pratiquer leur sport favori, comme partout ailleurs dans le monde. En Amérique du Sud, ils jouent au soccer. Aux États-Unis, ils jouent au basketball. J’ai vécu à Taïwan et ils jouaient au baseball. Au Canada, nous jouons au hockey. Nous rappelons seulement aux enfants que c’est bien de jouer et nous offrons la possibilité de le faire de façon organisée.

Pourquoi y a-t-il autant de joueurs professionnels dans vos événements?

Eh bien, je pense simplement que c’est parce qu’ils aiment jouer. Par exemple, la semaine dernière à Kelowna, Curtis Lazar a participé. C’est un champion de la Coupe Memorial, le capitaine de l’équipe qui a remporté la Coupe Memorial, un joueur actuel des Sénateurs d’Ottawa, et le capitaine d’Équipe Canada (champions du monde juniors). Il a simplement créé sa propre équipe et il avait vraiment les pieds sur terre. Nous ne voulons pas mettre en valeur la célébrité; chaque personne n’est qu’un simple joueur de hockey de rue. Et la plupart des joueurs de la LNH ont commencé comme tout le monde – c’est-à-dire en jouant dans la rue.

Parlez-nous de la Coupe Redwood. D’où vient ce nom?

Avec la Coupe Redwood, nous avons voulu créer un trophée pour un tournoi que n’importe quel Canadien peut remporter. Nous l’avons conçu de façon à ce qu’il ait la même taille que la Coupe Stanley, donc quand une équipe gagne, les joueurs peuvent le soulever au-dessus de leur tête avec leurs mains bien hautes. Il porte le nom de la rue où j’ai grandi – Redwood Road. Il rend hommage à mes parents et mes frères, et il gagne en popularité. Les gens ne veulent pas jouer pour gagner de l’argent ou des prix, ils jouent pour remporter cette coupe.

Diriez-vous que c’est typiquement canadien? Avez-vous des projets d’expansion?

Je crois qu’il y a quelque chose d’unique au Canada avec le hockey de rue. Même si ça pourrait fonctionner dans certains marchés aux États-Unis, la marque « hockey night in Canada » est spécifique au Canada, donc ça ne pourrait pas avoir le même impact. Mais il ne manque pas de possibilités d’expansion au pays. Nous avons 18 villes de plus au Canada qui ont demandé à tenir cet événement. Nous cherchons même à étendre le concept à d’autres sports – avec le soccer et le basketball de rue.

Quel genre de conseil pouvez-vous donner à quelqu’un qui cherche à lancer son entreprise pour réaliser ses rêves?

Vous devez certainement avoir le sens des affaires si vous voulez démarrer une entreprise. Vous devez comprendre votre marché et bâtir un plan. Par la suite, vraiment, vous devez simplement croire en vous et ne jamais abandonner. Nous entendons toujours ces clichés concernant tous ces gens négatifs qui vous décourageront. Mais si vous croyez vraiment pouvoir accomplir quelque chose, et si vous n’écoutez pas ceux qui disent que vous ne pouvez pas le faire, vous réussirez. J’aime mon rôle d’entrepreneur. Mais ce que j’aime le plus avec AuJeu!, c’est que ça touche un très grand nombre de Canadiens à un niveau très intime. Ça vaut vraiment le coup. Même en ce moment, dans notre 12e année, nous faisons face à des défis. Nous avons des partenariats qui se font et se défont, et nous devons apprendre à évoluer dans ce contexte.

Alors comment trouvez-vous le bon partenaire?

En fait, un excellent partenariat nous donne la possibilité d’utiliser les ressources de l’entreprise pour rehausser le programme. Quand on regarde une excellente marque comme Scion, on voit un créneau, un produit qui s’adresse à un jeune public, et des voitures agréables à conduire, raisonnablement abordables, qui gagnent toujours en notoriété dans une grande partie du pays. Donc, ce que nous offrons à nos partenaires, en plus d’un jeune public masculin présent dans l’ensemble du Canada, c’est la fidélité et l’amour. Avec Scion, qui peut participer en présentant ses super voitures à côté de notre aire de jeu, et offrir à notre public la possibilité de les essayer durant tout le week-end, nous avons un excellent partenaire. Ça fait du festival AuJeu! une expérience extraordinaire.

J’imagine que c’est bien de pouvoir transporter deux gros sacs de hockey dans le coffre d’une tC! Alors, à quoi ressemble l’avenir pour AuJeu! et Scott Hill?

Eh bien, c’est une question que je me pose chaque jour… après avoir accompli ce que je rêvais d’accomplir. En fait, je dois décider pendant combien de temps je veux poursuivre l’aventure. Je pourrais me retirer à un certain moment, parce que j’aurai l’impression d’avoir contribué pleinement. Mais pour le moment, les affaires continuent. Il s’agit de notre dernier événement de l’année, la prochaine étape est la Coupe Redwood à Lethbridge et nous allons offrir un très bon spectacle. Par la suite, nous rencontrerons nos partenaires pour commencer à discuter de 2016 et des années suivantes.

Et puisque nous discutons de hockey, pensez-vous que nous reverrons une équipe canadienne remporter la Coupe Stanley?

Pour nous, fans des Leafs, il y a longtemps que nous n’avons pas célébré, mais Calgary et Edmonton ont fait de bons choix au repêchage et de bons échanges. Mais l’avenir s’annonce prometteur, surtout à Edmonton avec le nouvel amphithéâtre. Je suis donc certain que nous pourrons bientôt soulever la coupe une fois de plus. Mais je parle des équipes canadiennes « en général», bien sûr.

vendredi 3 juillet 2015

Le « Cyrious Report » : Retour sur le podium

Cela faisait plus de 2 ans que je n’étais pas monté sur la plus haute marche du podium, et ça fait du bien d’y retourner!

Nous sommes sortis victorieux de la première ronde du Formula Drift Canada à l’Autodrome St-Eustache, et je suis très fier de notre équipe et de ma FR-S pour cette victoire tant attendue.

Les deux semaines qui ont mené à cet événement ont été pour le moins très intenses. J’ai passé la majeure partie de la pause à réparer la voiture suite à notre incident en Floride. J’ai travaillé jusqu’au dernier moment, avec des pièces qui sont arrivées seulement quelques jours avant l’événement, puis j’ai trouvé d’autres pièces endommagées le jour même où nous devions quitter. Heureusement, j’ai été en mesure de tout régler juste à temps pour notre départ vers Montréal.

L’événement se déroulait durant le week-end. Le samedi était une journée d’essais, ce qui était excellent parce que je m’attendais à ce qu’il y ait des ajustements à faire sur la FR-S. Mais tout s’est bien déroulé dès que nous sommes arrivés sur la piste. Je me suis senti à l’aise avec la voiture très rapidement, et après 10 tours à reproduire constamment la même ligne, nous avons décidé de rentrer afin de ménager la voiture/les pneus pour l’événement principal!

Dimanche matin, nous avions deux heures d’essais avant les qualifications en raison du temps orageux qui approchait. J’ai fait environ six tours d’essais, tous relativement semblables – très en douceur, avec de la fumée et de la constance. Nous avons installé un nouvel ensemble d’AD08 avant d’aller en qualifications. Lors de mon premier tour, j’ai encore fait la même ligne, ce qui nous a donné la deuxième position. Lors de mon tour suivant, j’ai poussé un peu plus fort et obtenu un score légèrement meilleur, mais j’ai été surpassé par deux autres pilotes, ce qui fait que nous nous sommes qualifiés au troisième rang.

Les batailles qui ont suivi furent ardues. La compétition nous a poussés, la FR-S et moi, et nous avons offert l’une de nos meilleures performances. Nous avons eu le dessus sur tous les autres! La FR-S semblait avoir plus de mordant. Pour tous les tours où j’étais en tête, j’ai gardé une distance d’au moins une ou deux longueurs de voiture, puis pour les tours où je suivais, j’ai été en mesure de rester très près de tous mes concurrents. Nous avons livré de belles luttes sans « course supplémentaire », et les décisions des juges étaient toutes définitives. Personne n’était en mesure de nous surpasser ce jour-là, des 16 premiers jusqu’à la victoire!

Nous poursuivrons sur cette lancée dans la Ronde 2 du Formula Drift Canada en juillet. J’aime vraiment faire du drift avec la FR-S. Après deux ans et beaucoup de travail, c’est la voiture dont j’ai toujours rêvé!

J’espère que vous avez eu la chance de jeter un coup d’œil à la diffusion en direct sur Periscope. Vous pouvez maintenant nous voir, l’équipe et moi, en préparation le jour de la course en suivant @ScionCanada sur l’application. J’ai beaucoup aimé répondre à vos questions et, croyez-moi, vous devez voir l’action sur place!

Je suis très optimiste pour le reste de la saison et j’ai hâte à la prochaine bataille. Merci pour votre appui!