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jeudi 4 février 2016

Mise à jour de #iMProject avec Kenji Sumino, président de GReddy Performance Products

Nous nous entretenons avec Kenji Sumino, président de GReddy en Californie et l’homme derrière notre système d’échappement sur mesure conçu pour #iMProject16.

TLe nom Kenji Sumino devrait vous sembler familier. Non seulement il dirige l’équipe de drift de Ken Gushi, mais il est également deux fois vainqueur du prestigieux prix Gran Turismo pour la Meilleure importation asiatique au salon de la SEMA pour le prototype FR-S de Ken et, plus récemment, il a collaboré avec la vedette du film Rapides et Dangereux Sung Kang et sa « Fugu Z ». Lorsqu’il a fallu trouver un partenaire pour nous aider à concevoir un système d’échappement pour #iMProject16, nous savions que Kenji serait notre homme. Pendant qu’il était avec nous, nous en avons profité pour le questionner au sujet du processus chez GReddy et de son rôle au sein de Scion Racing.

Commençons par la base. Pour le bénéfice de certains lecteurs qui ne te connaissent peut-être pas, présente-toi et dis-nous comment tu t’es rendu là où tu es aujourd’hui.

Je m’appelle Kenji Sumino, président ici chez GReddy Performance Products, Inc. (GPP). J’ai commencé à travailler pour GPP en 1995 dans le service de recherche et développement. Jusqu’en 2005, j’assurais la gestion du service de R et D, j’étais responsable du développement des nouveaux produits et de la fabrication de « voitures projets » afin de promouvoir les produits de performance Greddy en tant que directeur de la R et D. À partir de 2006, j’ai commencé à remplir des tâches plus administratives tout en gérant le service de R et D et, en 2008, je suis devenu président de GPP. Je suis encore très impliqué dans le développement des produits et dans notre programme de sport automobile avec Scion Racing, avec Ken Gushi dans la série Formula D.

Aussi, je change les pneus de Ken lors des courses … Sérieusement, je le fais vraiment… Hahaha…

Comment GReddy a-t-elle collaboré avec Scion Racing?

Depuis le lancement de la marque Scion par Toyota en 2003, nous sommes impliqués avec Scion au niveau de la fabrication de leurs véhicules d’exposition pour le salon de la SEMA, avec d’abord la xB Super Street x Greddy turbocompressée. Notre partenariat avec Scion s’est poursuivi et nous avons continué à fabriquer les véhicules d’exposition SEMA pour tous les nouveaux modèles (tC et xB de 2e génération) qui ont suivi. Ces projets étaient tous des concepts « voiture de rue » visant à promouvoir l’image du mode de vie ciblant les consommateurs de la génération Y.

Lorsque la tC de 2e génération a été lancée, nous avons eu l’occasion de fabriquer une « voiture de rue inspirée de la course » comme voiture d’exposition Scion pour le salon de la SEMA 2010. Au départ, nous n’avions pas prévu utiliser cette voiture sur la piste, mais nous reconnaissions le potentiel de la plateforme de la tC et avons proposé d’utiliser cette voiture dans la série Redline Time Attack. C’est ainsi qu’a débuté notre collaboration avec Scion Racing, mais nous regardions déjà vers la FR-S. Au même moment, la Scion tC 2011 était dévoilée, et Scion présentait le concept FR-S au monde entier. Nous sentions que le projet Time Attack était le point de départ pour nous en vue de promouvoir la FR-S pour la série Formula D en 2012. Nous devions montrer notre capacité à préparer une voiture de course et à gérer un programme de sport automobile. Et parce que nous avons connu une excellente saison avec la tC, et que nous avons eu la chance d’être au bon endroit au bon moment, nous avons eu le mandat de préparer la voiture de rue FR-S (n’ayant pas encore été lancée) qui était exposée à l’événement de dévoilement nord-américan de la FR-S à Los Angeles et une FR-S prête pour la course qui faisait ses débuts au Salon international nord-américain de l’auto de Détroit en 2012. Et le reste, comme on dit, appartient à l'histoire!

Eh bien, nous t’avons rencontré au bon moment! Nous apprécions vraiment ta contribution pour #iMProject16. Peux-tu nous dire comment toi et ton équipe avez commencé à concevoir un système d’échappement?

C’est un très grand plaisir pour nous de travailler pour #iMProject16! Comme nous avons une relation très étroite avec Scion depuis son lancement, nous sommes emballés chaque fois qu’un nouveau véhicule Scion est lancé, alors merci pour cette belle occasion!

Lorsque nous concevons un système d’échappement pour une voiture, nous examinons d’abord les spécifications et la structure du système et déterminons l’endroit où nous pouvons l’améliorer pour le rendre plus performant et lui offrir une sonorité plus « sport ». Ensuite, nous prenons une décision pour le tuyau et le silencieux en fonction du déplacement et du dégagement du moteur. La dernière étape consiste à donner au système le plus beau look possible à partir de l’arrière.

Alors, qu’as-tu décidé pour #iMProject16?

Nous avons installé le tuyau de façon à le rendre plus lisse, et nous avons fait en sorte de garder un bon dégagement avec le châssis/dessous de caisse et les autres composants sous la voiture en utilisant un tuyau en acier inoxydable plié au mandrin et nous avons utilisé des courbes moins prononcées pour assurer un bon écoulement.

Merci, nous appécions l’effort! Mais surtout… est-ce que la voiture sera plus puissante?

Nous n’avons pas été en mesure de mesurer les gains de puissance de cette voiture, mais selon notre expérience avec le système à aspiration normale, vous pourrez voir une augmentation de puissance de 3 à 5 %.

Excellent! Alors dis-nous, maintenant que tu as conçu un système d’échappement pour la iM, pouvons-nous nous attendre à un modèle de production dans un avenir rapproché?

Certainement. Nous avons déjà envoyé le prototype à notre usine. Nous attendons maintenant le premier échantillon et nous nous attendons à ce que les systèmes de production soient disponibles à la vente d’ici la fin du printemps.

C’est génial! Merci beaucoup pour l’entretien, Kenji. Nous avons très hâte de vous voir, toi, Ken Gushi et le reste de l’équipe de GReddy à la Ronde mondiale de Formula Drift Canada en juillet. Désires-tu ajouter quelque chose?

Merci et OUI!! Nous avons très hâte d’aller au Canada en juillet et de voir Ken Gushi vous arroser de champagne depuis la plus haute marche du podicum! On se voit bientôt les amis!

Pour tout savoir sur #iMProject16, suivez @ScionCanada sur Instagram, Facebook and Twitter.

Photography: Josh Chow, Justin Pagtalunan, Takuya TK Akiyama.

samedi 8 août 2015

Le « Cyrious Report » : Tout un week-end

Nous venons de revenir de la deuxième ronde de Formula Drift Canada et quelle ronde ce fut! Elle a eu lieu à l’un de mes circuits préférés – l’Autodrome de Montmagny.

Se déroulant durant le week-end, les essais et les qualifications se sont tenus le samedi avec la compétition principale le dimanche. Ce qui est bien d’un événement de 2 jours, c’est qu’on a beaucoup de temps pour trouver le réglage idéal pour que notre voiture soit juste à point.

L’Autodrome de Montmagny est un ovale de « stock car » classique avec une section irrégulière au centre de la piste. La partie la plus difficile de cette piste est de sortir du premier virage relevé avant d’entrer à l’intérieur. Avec un virage aussi serré, il faut probablement passer de 100 km/h à 50 km/h pour atteindre le premier point. Lorsqu’on le fait correctement, on peut attaquer le deuxième virage avec beaucoup de vitesse, et c’est ce que j’ai fait à chaque fois durant les essais! Aucune autre voiture derrière ma FR-S ne pouvait rivaliser avec nous après le premier point. Dès que nous franchissions cette étape, je mettais la voiture en quatrième vitesse pour attaquer le deuxième virage, avec les Yokohama qui laissaient sortir de la fumée derrière la FR-S! Malgré la météo, les essais se sont très bien déroulés. Nous avons fait quelques ajustements sur la voiture et trouvé de nouvelles façons d’obtenir plus d’adhérence, ce qui fait que la voiture était très rapide tant sur chaussée sèche que mouillée.

Les essais se sont déroulés sur une piste mouillée, mais nous y étions préparés et je me sentais très confortable pour faire du drift sur une surface glissante. En tant que leader, j’étais le dernier à partir. J’ai fait ma course avec une bonne vitesse, franchi tous les points et placé la voiture dans toutes les bonnes zones et je me suis qualifié deuxième. En passant, je suis très satisfait de mes qualifications cette saison, je me suis classé parmi les 3 premiers à chaque événement!

Dimanche, nous avions environ 3 heures d’essais avant le début de la compétition. Nous avons pris une bonne partie de la matinée pour ajuster notre réglage en fonction des conditions sèches. Nous avons fait quelques changements et, dans l’ensemble, j’étais assez satisfait de la voiture. La seule chose qui manquait était un meilleur rapport dans le premier virage, comme j’étais sur le limiteur pour la plus grande partie, mais notre embrayage était parfait pour le reste de la piste et la FR-S était extrêmement rapide avec beaucoup d’adhérence!

Nous sommes entrés dans les 16 meilleurs contre Tomy Boisvert-bellemare. Tomy et moi nous sommes affrontés plusieurs fois, c’est un pilote très calme et constant, et il est aussi très bon en tandem serré. J’étais le premier à prendre la tête, et j’ai reproduit le même tour que j’avais fait tout le week-end. Tomy a bien fait derrière moi, mais il n’a pas été en mesure de rivaliser avec ma vitesse dans la deuxième partie de la piste. Durant mon tour suivant, je suis resté collé près de lui tout au long de la course et j’ai eu une bonne sensation devant la foule en attendant le résultat des juges. Dès que j’ai arrêté la voiture, un des officiels m’a informé qu’il y avait des flammes qui s’échappaient de mon pare-chocs – ma voiture était en feu! Avant même que je puisse sortir de ma voiture, Tomy était là avec un extincteur dans les mains, et il a rapidement éteint le feu. Si vous regardiez la diffusion en direct sur Periscope, je suis certain que vous étiez aussi impressionné que moi et cet incident a vraiment démontré l’esprit sportif qui règne dans le monde du drift. Je ne remercierai jamais assez Tomy pour son aide! Une fois le feu éteint, nous avons appris que j’avais remporté la ronde, ce qui nous laissait environ 25 minutes pour faire remorquer la voiture, l’inspecter et la réparer. Finalement, c’était une conduite sur le turbo qui était desserrée, causant ainsi une fuite d’huile et, par la suite, le feu. Nous l’avons resserrée, installé un nouvel ensemble de Yokohama Advan, puis nous étions prêts pour la prochaine bataille.

Dans les 8 meilleurs, je devais me mesurer à Marin Guilbault. Marin est un bon pilote ontarien qui est sur la scène Pro-Am depuis maintenant environ 4 ans, et il tente de passer pro depuis 2 ans. J’avais le sentiment que cette bataille ne serait pas très jolie. J’ai d’abord pris la tête pour ensuite conduire en derrière. Malheureusement, lorsque j’ai ralenti dans la zone de freinage, Marin m’a frappé et causé quelques dommages sur le côté de ma FR-S. J’ai réussi à garder le contrôle de la voiture et j’ai continué ma course. Au tour suivant, Marin a vraiment manqué un rapport et après avoir vu sa voiture se retrouvé à l’extérieur du virage, j’ai vu qu’il n’était plus dans la course et que j’avais gagné cette bataille. Direction les 4 premiers…

Nous avions environ 10 minutes pour inspecter la voiture et la réparer suite à l’impact avec Marin. Quelque chose dans la suspension arrière avait été touché, parce qu’on pouvait voir que l’alignement n’était pas à point au niveau de la roue arrière gauche, mais la prochaine course devait commencer sous peu et nous n’avions pas le temps de remplacer les bras ni de réaligner la voiture. Nous avons fait ce que nous avons pu et nous étions prêts à affronter Alex Gosselin. Comme il avait bien fait tout au long du week-end, nous nous attendions à toute une bataille. J’ai d’abord pris la tête, faisant tout ce que j’avais fait précédemment durant le week-end, mais cette fois-ci, ma FR-S n’a pas ralenti comme je l’espérais et elle s’est retrouvée dans le gravier à l’extérieur du virage, gâchant ce tour à coup sûr. Pour le tour suivant, nous avons tout donné pour obtenir une « course supplémentaire » de la part des juges. J’ai pris l’initiative et je suis resté à environ un pied de sa porte tout au long du premier virage! En arrivant dans la zone de freinage, je le suivais de près, mais il a ralenti un peu plus que ce à quoi je m’attendais, ce qui a brisé mon rythme. J’ai tenté de repartir en force, mais au troisième essai, l’un des essieux arrière a lâché, ce qui ne m’a laissé qu’une roue motrice, mettant ainsi fin à mon week-end.

Dans l’ensemble, ce fut tout un week-end et, au final, je suis toujours en première position au niveau des points du championnat. Nous allons réparer notre Scion FR-S et reviendrons en force pour la Ronde 3 de Formula Drift Canada à Trois-Rivières!

Merci pour votre appui!


jeudi 9 juillet 2015

Speed Academy commence à préparer la FR-S Targa pour l’Ontario-1500

Peter et Dave de Speed Academy reprennent du service, préparant la Scion FR-S qu’ils ont conduite au Targa Terre-Neuve l’an dernier pour un nouvel événement cette année : l’Ontario-1500.

On parle de sept jours consécutifs de Time Attack, d’Autocross, et de Drag à sept pistes différentes en Ontario dans ce qu’ils décrivent comme la version canadienne de One Lap of America

Plutôt que de se punir en travaillant sur une cage de protection comme ils l’ont fait au début l’an dernier, Peter et Dave ont décidé de se faciliter la tâche dans le projet de cette année en installant des supports d’amortisseurs avant et arrière Raceseng avec un ensemble de suppression de climatisation Raceseng.

Les supports d’amortisseurs avant Raceseng ont été choisis pour un meilleur ajustement du carrossage lors du réglage de l’alignement pour une adhérence maximale sur la piste de course, et ces supports sont également réglables au niveau de l’angle de chasse. De plus, comme vous pouvez le voir, la qualité de l’usinage en aluminium armé est vraiment de haut niveau, tout comme celle des roulements et des composants utilisés, ce qui fait que Peter et Dave sont confiants de faire bonne figure lors des sept jours consécutifs de course de l’Ontario-1500 à la mi-septembre.

La conception ingénieuse des supports arrière permet aux amortisseurs arrière de bénéficier d’une course supplémentaire de 2 pouces par rapport aux supports standard. Sur une voiture abaissée qui est dotée d’amortisseurs à réglage unique en hauteur, comme les KW Clubsport sur cette FR-S, la course supplémentaire de l’amortisseur arrière aidera vraiment Peter et Dave à libérer toute la puissance dans les virages bosselés.

L’ensemble de suppression de climatisation Raceseng signifie que la FR-S de Speed Academy est entièrement libérée du système de climatisation d’origine, permettant de réduire le poids de la voiture (déjà très légère) de 31 lb. Avec l’Ontario-1500 qui se tient à la mi-septembre, Peter et Dave sont confiants de pouvoir se passer de la climatisation, mais ils seront bien équipés en déodorants, au cas où.

Et comme vous le verrez dans la première vidéo de leur série couvrant l’Ontario-1500, nous avons aussi droit à un aperçu des nouvelles roues et nouveaux pneus que la voiture utilisera cette année, un superbe ensemble de roues de course Advan Racing GT au fini bleu titane enveloppées de pneus Toyo Proxes R1R super mordants.

Comme vous pouvez le voir, Peter apprécie particulièrement ces pneus!

Prochainement, l’équipe de Speed Academy apportera une amélioration aérodynamique à la FR-S, mais n’oubliez pas entre-temps de regarder l’Épisode 1 de la série.

Une foule de vidéos et de mises à jour du blog vous seront offertes par Speed Academy au cours des prochains mois, alors rendez-vous sur YouTube et abonnez-vous à leur chaîne pour ne rien manquer de ce qui se passe dans le monde de ces deux passionnés de vitesse.

mercredi 8 juillet 2015

Super Scott! Q et R avec l’homme derrière AuJeu!

Il n’est pas courant de rencontrer des personnes qui ont transformé leur activité d’enfance préférée en carrière. Scott Hill est l’une d’entre elles.

Ayant toujours adoré le hockey, Scott a comme objectif de faire revivre le jeu un match à la fois. Nous l’avons rencontré entre deux matchs à l’événement AuJeu! de Vacouver, au Coquitlam Centre, pour discuter de ce qui le motive et lui demander si la Coupe Stanley reviendra un jour au Canada.

Alors, d’où vous est venue l’idée pour AuJeu!?

Eh bien, c’est une histoire en deux parties. La première a commencé lorsque j’ai terminé mon MBA. Je voulais vraiment travailler dans le sport professionnel et je ne trouvais pas d’emploi. J’avais 25 ans, j’ai proposé ma candidature aux 30 équipes de la LNH, mais aucune équipe n’embauchait à ce moment-là. Je désirais accomplir quelque chose dans le monde du hockey, parce que c’était ma grande passion. La deuxième partie, c’est que j’ai toujours adoré jouer au hockey de rue. Je jouais avec mes frères à Kingsville, en Ontario – notre petite ville natale de 5 000 habitants. Durant mes années à l’université, j’étais connu comme le grand passionné de hockey. J’étais président du club de hockey et j’organisais des tournois de hockey sur glace.

Après avoir reçu mon diplôme, j’ai vu la possibilité de lancer un tournoi de hockey de rue. J’ai réalisé qu’il y avait plus de joueurs de hockey de rue que de joueurs de hockey sur glace au Canada. J’ai donc préparé un plan d’affaires et fait une proposition à la LNH. Ce fut tout un processus, mais j’ai fini par obtenir leur soutien et j’ai ensuite mobilisé ce concept pour créer un festival sportif national bâti sur le hockey de rue. Ça fait maintenant 12 ans et chaque journée est très exigeante. Mais, vous savez, je n’étais qu’un grand passionné de hockey voulant faire une différence dans le monde du hockey. J’ai vu une occasion, j’étais assez naïf pour croire que je pourrais le faire, et c’est ce qui est arrivé.

L’événement décrit l’importance de « reprendre la rue » – qu’est-ce qui fait que le nombre de participants et d’événements pour le festival AuJeu! augmente année après année?

Le slogan « reprendre la rue » est une initiative pour encourager les gens à jouer de nouveau. Lorsque nous avons commencé en 2002, il y avait beaucoup de publicité et de critiques négatives, particulièrement à Toronto, concernant un règlement qui empêchait les enfants de jouer dans la rue. La même chose s’est produite à Halifax. Nous avons donc profité de cette lancée et le slogan est devenu notre façon de dire aux politiciens du pays que les enfants devraient pouvoir utiliser la rue pour pratiquer leur sport favori, comme partout ailleurs dans le monde. En Amérique du Sud, ils jouent au soccer. Aux États-Unis, ils jouent au basketball. J’ai vécu à Taïwan et ils jouaient au baseball. Au Canada, nous jouons au hockey. Nous rappelons seulement aux enfants que c’est bien de jouer et nous offrons la possibilité de le faire de façon organisée.

Pourquoi y a-t-il autant de joueurs professionnels dans vos événements?

Eh bien, je pense simplement que c’est parce qu’ils aiment jouer. Par exemple, la semaine dernière à Kelowna, Curtis Lazar a participé. C’est un champion de la Coupe Memorial, le capitaine de l’équipe qui a remporté la Coupe Memorial, un joueur actuel des Sénateurs d’Ottawa, et le capitaine d’Équipe Canada (champions du monde juniors). Il a simplement créé sa propre équipe et il avait vraiment les pieds sur terre. Nous ne voulons pas mettre en valeur la célébrité; chaque personne n’est qu’un simple joueur de hockey de rue. Et la plupart des joueurs de la LNH ont commencé comme tout le monde – c’est-à-dire en jouant dans la rue.

Parlez-nous de la Coupe Redwood. D’où vient ce nom?

Avec la Coupe Redwood, nous avons voulu créer un trophée pour un tournoi que n’importe quel Canadien peut remporter. Nous l’avons conçu de façon à ce qu’il ait la même taille que la Coupe Stanley, donc quand une équipe gagne, les joueurs peuvent le soulever au-dessus de leur tête avec leurs mains bien hautes. Il porte le nom de la rue où j’ai grandi – Redwood Road. Il rend hommage à mes parents et mes frères, et il gagne en popularité. Les gens ne veulent pas jouer pour gagner de l’argent ou des prix, ils jouent pour remporter cette coupe.

Diriez-vous que c’est typiquement canadien? Avez-vous des projets d’expansion?

Je crois qu’il y a quelque chose d’unique au Canada avec le hockey de rue. Même si ça pourrait fonctionner dans certains marchés aux États-Unis, la marque « hockey night in Canada » est spécifique au Canada, donc ça ne pourrait pas avoir le même impact. Mais il ne manque pas de possibilités d’expansion au pays. Nous avons 18 villes de plus au Canada qui ont demandé à tenir cet événement. Nous cherchons même à étendre le concept à d’autres sports – avec le soccer et le basketball de rue.

Quel genre de conseil pouvez-vous donner à quelqu’un qui cherche à lancer son entreprise pour réaliser ses rêves?

Vous devez certainement avoir le sens des affaires si vous voulez démarrer une entreprise. Vous devez comprendre votre marché et bâtir un plan. Par la suite, vraiment, vous devez simplement croire en vous et ne jamais abandonner. Nous entendons toujours ces clichés concernant tous ces gens négatifs qui vous décourageront. Mais si vous croyez vraiment pouvoir accomplir quelque chose, et si vous n’écoutez pas ceux qui disent que vous ne pouvez pas le faire, vous réussirez. J’aime mon rôle d’entrepreneur. Mais ce que j’aime le plus avec AuJeu!, c’est que ça touche un très grand nombre de Canadiens à un niveau très intime. Ça vaut vraiment le coup. Même en ce moment, dans notre 12e année, nous faisons face à des défis. Nous avons des partenariats qui se font et se défont, et nous devons apprendre à évoluer dans ce contexte.

Alors comment trouvez-vous le bon partenaire?

En fait, un excellent partenariat nous donne la possibilité d’utiliser les ressources de l’entreprise pour rehausser le programme. Quand on regarde une excellente marque comme Scion, on voit un créneau, un produit qui s’adresse à un jeune public, et des voitures agréables à conduire, raisonnablement abordables, qui gagnent toujours en notoriété dans une grande partie du pays. Donc, ce que nous offrons à nos partenaires, en plus d’un jeune public masculin présent dans l’ensemble du Canada, c’est la fidélité et l’amour. Avec Scion, qui peut participer en présentant ses super voitures à côté de notre aire de jeu, et offrir à notre public la possibilité de les essayer durant tout le week-end, nous avons un excellent partenaire. Ça fait du festival AuJeu! une expérience extraordinaire.

J’imagine que c’est bien de pouvoir transporter deux gros sacs de hockey dans le coffre d’une tC! Alors, à quoi ressemble l’avenir pour AuJeu! et Scott Hill?

Eh bien, c’est une question que je me pose chaque jour… après avoir accompli ce que je rêvais d’accomplir. En fait, je dois décider pendant combien de temps je veux poursuivre l’aventure. Je pourrais me retirer à un certain moment, parce que j’aurai l’impression d’avoir contribué pleinement. Mais pour le moment, les affaires continuent. Il s’agit de notre dernier événement de l’année, la prochaine étape est la Coupe Redwood à Lethbridge et nous allons offrir un très bon spectacle. Par la suite, nous rencontrerons nos partenaires pour commencer à discuter de 2016 et des années suivantes.

Et puisque nous discutons de hockey, pensez-vous que nous reverrons une équipe canadienne remporter la Coupe Stanley?

Pour nous, fans des Leafs, il y a longtemps que nous n’avons pas célébré, mais Calgary et Edmonton ont fait de bons choix au repêchage et de bons échanges. Mais l’avenir s’annonce prometteur, surtout à Edmonton avec le nouvel amphithéâtre. Je suis donc certain que nous pourrons bientôt soulever la coupe une fois de plus. Mais je parle des équipes canadiennes « en général», bien sûr.

vendredi 19 juin 2015

Entrevue avec Ben Woo, vice-président de Formula D Canada

Il est difficile d’avoir une conversation sur la culture automobile canadienne sans mentionner le nom de Ben Woo.

Son titre actuel, vice-président des ventes et des partenariats de Formula Drift Canada, ne suffit vraiment pas pour expliquer l’impact et l’influence de cet homme sur la scène automobile. Ce serait difficile de commencer; Ben est à l’origine d’un des plus gros salons de l’auto au Canada - Sport Compact Performance (SCP), mais il est aussi en grand partie responsable du lancement du Drift Mania Canadian Championship (DMCC), gérant la Zone Performance au Salon de l’auto de Montréal, puis il y a son implication dans le secteur de la pêche, mais nous garderons cette histoire pour une autre fois. Nous avons retracé le très affairé Ben pour lui poser quelques questions sur sa carrière passionnante et sur les prochains événements avec Formula Drift.

Revenons un peu en arrière, certains d’entre nous savent que vous connaissez bien la scène automobile. Mais pour ceux qui ne le savent pas, pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours?

J’ai lancé le salon Sport Compact Performance en 1999, qui est devenu l’un des salons de l’auto les plus attendus. Après plusieurs années au Stade olympique de Montréal, nous avons entrepris une tournée pancanadienne avec les SCP Nights d’Halifax à Vancouver. Après avoir produit plus de 150 salons d’autos personnalisées, j’ai collaboré au lancement du DMCC – la série de drift originale du Canada avec Alex Crépault. Poussé par ma passion pour les sports motorisés, je suis allé au Grand Prix à titre de directeur des commandites. Puis, je me suis lancé à mon propre compte, j’ai fondé l’agence WooDoo Events, et j’ai été consulté au sujet de programmes pour des constructeurs automobiles majeurs. Je suis également toujours responsable de la Zone Performance au Salon de l’auto de Montréal, que je gère depuis les jours du SCP.

Comment avez-vous été impliqué dans le Formula D et le monde du drift?

Mon protégé durant le SCP, David Da Soma, était très impliqué sur la scène montréalaise du drift. Il a vu une occasion d’améliorer sa présence au Canada. Nous avons donc tenu l’événement SLIDE en 2012 pour mesurer le niveau d’intérêt des fans de drift localement et nous avons vite compris que nos fans n’en voulaient pas seulement plus, mais qu’ils méritaient quelque chose de spécial. Nous devions alors simplement trouver le bon partenaire. FD était le choix naturel; une marque qui était prospère aux États-Unis et qui connaissait une croissance rapide à l’échelle mondiale. Nous les avons approchés, réuni une excellente équipe pour concrétiser le tout, et nous étions vraiment très enthousiastes.

Alors à quoi pouvons-nous nous attendre pour la Ronde 1 de FD Canada?

Eh bien, nous nous sommes engagés dans une compétition très importante. C’est une série complète qui mène à une grande finale en septembre. Nous avons lancé une série de qualifications de 3 rondes pour trouver les 16 meilleurs pilotes au Canada. La Ronde 1 se tiendra à Montréal, la Ronde 2 se déroulera à Montmagny et la Ronde 3 aura lieu à Trois-Rivières. Différent de la compétition de l’an dernier où nous n’avions que quelques-uns des meilleurs pilotes, l’événement de cette année sera déterminant pour la série mondiale de FD. Les pilotes canadiens auront la possibilité de se mesurer à certains des meilleurs pilotes au monde alors qu’ils lutteront pour une place convoitée dans le Championnat du monde inaugural en Chine.

Nous n’avions vraiment pas réalisé à quel point cet événement serait populaire. Nous avions prévu qu’environ 30 équipes s’inscriraient cette année, mais nous avons plutôt eu 41 équipes provenant de 3 provinces. Je crois qu’ils ont entendu dire que nous avions 4 licences Pro-2 à attribuer et, donc, qu’ils pourraient compétitionner dans la série américaine.

Nous avons aussi lancé un nouveau système de billetterie en ligne qui permet d’acheter des billets avec sièges réservés avec l’option d’un forfait fan ultime incluant des éléments exclusifs comme le contournement de file et l’accès anticipé. La vente de billets se déroule très bien et l’événement promet.

Serez-vous juge lors de la compétition? Qu’est-ce que les juges recherchent? Avez-vous des conseils?

Malheureusement, je n’agirai pas à titre de juge. Afin d’uniformiser la compétition, nous utiliserons des juges FD officiels. Nos trois juges sont Haig Kanadjian, Kevin Grenier et Brian Eggert.

Les juges fondent leurs scores sur des critères très simples, ils recherchent : la ligne de conduite – à quel point la voiture peut rester près de la ligne de conduite – la voie la plus rapide entre deux virages? Il y a ensuite l’angle – à quel point peuvent-ils générer un angle en traversant le circuit et en restant toujours de côté? Puis il y a la vitesse – À quelle vitesse font-ils leur drift? Au départ, les voitures développaient à peine 200 ch, mais maintenant nous avons des pilotes qui conduisent des voitures développant plus de 800 ch! Enfin, les juges recherchent le style – nous appelons ça le facteur x. C’est le talent, la capacité du pilote à susciter une réaction de la foule, à quel point êtes vous en largeur lorsque vous menez, à quel point restez-vous près de votre exécution?

Mon conseil aux compétiteurs est de ne pas oublier qu’il s’agit de FD – vous ne devez rien négliger. Il y a beaucoup de nouveaux compétiteurs cette année et vous ferez face à de puissantes voitures avec des pilotes qui n’ont pas peur de donner tout ce qu’ils ont. Alors, soyez prêts!

Nous le dirons à Pat! Alors, verrons-nous un événement de FD Canada dans des villes hors Québec?

Vous pouvez en être sûr! Nous n’aurions pas choisi le nom FD Canada si nous voulions rester ici. Notre principal objectif cette année sera d’être présent en Ontario pour 2016. Nous continuerons à parcourir le pays, alors sachez que nous irons aussi dans votre région.

Excellente nouvelle! Alors, quelle partie de votre travail dans les sports motorisés est la plus agréable?

La partie la plus agréable, c’est l’odeur du carburant à indice d'octane élevé et du caoutchouc brûlé le matin, mais ce que j’aime le plus c’est le regard de mes enfants qui essaient de comprendre ce que je fais comme travail.

Attendez qu’ils aient 16 ans! Qu’est-ce qui s’en vient pour Ben Woo?

Le SCP. C’est ce qui m’attend. Après une longue pause, j’ai décidé de ramener le SCP pour 2016. Je suis vraiment emballé et les commentaires que nous recevons sont incroyables. Nous prévoyons présenter différents genres de la culture automobile, mais attendez-vous au meilleur. Des amis et d’autres passionnés de voitures de l’époque ont été contactés depuis l’annonce de notre retour, et même si beaucoup d’entre nous ont vieilli, notre passion commune demeure. Je prévois même avoir une garderie sur place. Ha!

Nous avons hâte d’en savoir plus. Merci beaucoup de votre temps Ben, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez ajouter?

Merci à Scion pour le soutien et surveillez les nouvelles sur le SCP et notre domination nationale en drift. Nous voulons amener cette compétition partout et espérons vous voir à l’un de nos événements cet été!

Voyez le premier épisode d'Inside Angle de FD Canada mettant en vedette le pilote de Scion Racing Pat Cyr et l'ancien concurrent du Tuner Challenge Dany "Babu" Bernier.

mardi 16 juin 2015

Le « Cyrious Report » : Se ressaisir après avoir frappé le mur.

Le week-end dernier se déroulait la ronde 1 du FormulaD Pro 2 à Orlando. Même si les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, notre voyage nous a offert une expérience sur laquelle nous pouvons bâtir.

L’équipe et moi avons voyagé pendant 20 heures jusqu’en Floride et nous sommes arrivés mardi soir. Nous étions sur la piste tôt mercredi matin pour l’inspection technique et la FR-S a passé le test haut la main, donc nous étions prêts pour la course!

Nos essais et qualifications avaient lieu le jeudi. Nous avons eu une séance d’essais de 2,5 heures le matin, une autre séance de 1 heure plus tard l’après-midi, puis le temps des qualifications est arrivé. Avec si peu de temps pour les essais, et environ 35 pilotes inscrits, je savais que nous n’aurions pas beaucoup de tours d’essais, alors chaque tour devenait important. La piste était très courte, c’était un ovale de type stock car : un grand virage relevé, une transition sur l’intérieur, puis un virage vers l’intérieur pour conclure. Avec une piste aussi courte, il faut avoir un impact majeur dès le départ et bien faire partout, parce que les erreurs sont faciles à repérer.

Mon premier tour? Bien réussi! J’ai toujours aimé courser sur les pistes à virages relevés et j’y ai toujours bien performé. Cette piste n’était pas différente, et nous étions à notre meilleur! Les 2 tours suivants se sont déroulés de la même façon. J’ai roulé haut à l’arrière, plaçant la voiture aux bons endroits et faisant de la fumée avec les pneus Yokohama. Je me sentais très bien et nous avions l’air d’être parmi les 3 premiers!

Mais juste avant mon quatrième tour, j’attendais en ligne sur la grille, et un des employés du FD a remarqué que je ne portais pas mon système HANS. Il m’a donc dit que je devais le porter. Le système HANS (Head And Neck Support - « Support de la tête et du cou ») est un équipement de sécurité qui réduit la probabilité de blessures à la tête en cas d’accident frontal sévère. Le Formula D est la seule série de drifting dans laquelle je compétitionne qui rend le port de ce système obligatoire. Équipé du système HANS, je me suis approché de la ligne de départ, je suis parti et j’ai attaqué le virage. Environ au milieu ou aux trois quarts du virage, j’ai légèrement frappé le mur avec l’arrière de la voiture et j’ai continué mon drift. À ce moment-là, je n’y ai pas vraiment pensé, mais c’était un drôle d’endroit dans le virage pour frapper le mur, parce que dans cette section nous ralentissons et augmentons l’angle de braquage pour cibler le premier point intérieur. Quoi qu’il en soit, nous étions satisfaits de notre performance dans la première séance d’essais et avions hâte à la deuxième quelques heures plus tard!

Séance d’essais 2. Je suis monté à bord de la FR-S et je me suis mis en ligne pour effectuer mon tour. Je suis parti en ligne droite, j’ai fait un drift, puis j’ai réalisé une belle ligne en hauteur mais j’ai encore accroché le mur au même endroit avec l’arrière de la voiture! Cette fois-ci, l’impact a été un peu plus important, et l’avant de la voiture a aussi frappé le mur. La voiture a ensuite fait un arrêt et je savais que les dommages seraient majeurs. Nous n’avions malheureusement pas de pièces de rechange pour la suspension, ce qui voulait dire que notre week-end était terminé.

J’ai passé les derniers jours au volant de mon camion en route vers la maison, tout en revoyant l’impact dans ma tête, et il y a une chose étrange à laquelle je pensais sans cesse. Les deux fois où j’ai frappé le mur, je n’ai rien vu venir et je ne m’y attendais pas. Je fais du drift depuis maintenant 10 ans, et chaque fois que je fais une erreur ou que je me dirige vers l’extérieur de la piste, ou que je vais trop en profondeur dans un virage, je sais que ça se produira. Je peux le sentir. Mais cette fois-ci, je ne l’ai pas senti. Je ne peux pas expliquer pourquoi ça s’est produit, mais j’ai réalisé que la seule différence était que je n’avais pas l’habitude de porter le système HANS.

Je vais maintenant étudier différentes versions du système HANS pour en trouver une qui convient à mon style de conduite. Quand on fait du drift à 8 pouces du mur à 95-115 km/h, il n’y a aucune marge d’erreur et les correctifs doivent être apportés rapidement. Nous aurons aussi plus de pièces de rechange pour la voiture, donc si nous devons revivre de tels événements, nous aurons les pièces qui nous permettront de continuer!

Notre prochaine course sera la première ronde du FD Canada à Montréal, et j’ai vraiment hâte de reprendre le volant de ma FR-S et de vous voir dans les gradins.

Merci beaucoup pour tout le soutien!

Photos: OMGDrift.com

mercredi 3 juin 2015

Le « Cyrious Report » : Excellent début de saison.

Bonjour à tous! La première ronde du DMCC vient de prendre fin et je suis très heureux de vous annoncer que nous avons terminé au 3e rang!

Il s’agissait de notre première compétition officielle dans notre toute nouvelle Scion FR-S, et la voiture a été très compétitive! Toutes ces longues heures dans l’atelier et les améliorations que nous avons apportées à la nouvelle voiture durant la saison morte ont vraiment valu la peine!

L’événement se tenait à la piste de Sanair. C’est un circuit qui m’a déjà donné du fil à retordre, alors j’espérais pouvoir me reprendre avec un bon résultat. Nous avons entrepris cette ronde avec 2 journées d’essais et je me sentais très à l’aise et confiant avec la voiture. La puissance du moteur 2JZ était supérieure à tout ce que j’avais déjà ressenti dans une voiture de drift et notre système de direction/suspension était aussi bien meilleure.

L’événement se tenait à la piste de Sanair. C’est un circuit qui m’a déjà donné du fil à retordre, alors j’espérais pouvoir me reprendre avec un bon résultat. Nous avons entrepris cette ronde avec 2 journées d’essais et je me sentais très à l’aise et confiant avec la voiture. La puissance du moteur 2JZ était supérieure à tout ce que j’avais déjà ressenti dans une voiture de drift et notre système de direction/suspension était aussi bien meilleure.

Lors des qualifications, j’ai entrepris mon premier tour en me disant que je devais rouler plus doucement pour ensuite vraiment attaquer le deuxième tour. J’ai donc réussi tout ce que je devais faire et, dans l’ensemble, j’ai réalisé un très bon premier tour! Je savais que je pourrais m’améliorer au prochain tour, mais mon assistant m’a informé que le DMCC retient les 8 meilleurs, et que comme nous nous étions qualifiés en 3e position, nous n’avions pas besoin de faire un deuxième tour.

Pour ma première bataille des 16 premiers, je devais me mesurer à Bass Gauthier, un nouveau venu au DMCC. Je devais prendre la tête, connaître un bon tour en plaçant la voiture dans les meilleures dispositions avec beaucoup de vitesse, d’angle et de fumée. Gauthier y est allé d’une ligne faible et a roulé en ligne droite à quelques reprises, ce qui nous a donné l’avantage. Durant mon tour suivant, Gauthier m’a pris au dépourvu. Nous sommes entrés dans le premier virage, Gauthier a évité toutes les zones extérieures et a choisi la voie rapide tout au long de la course. À la fin de la course, il m’avait distancé par environ 5 longueurs de voiture. Les juges ont tout vu et m’ont accordé la victoire!

Dans les 8 premiers, nous devions affronter Jonathan Guitard. Il a une voiture puissante en plus d’être un bon pilote, alors nous nous attendions à une vraie bataille. J’ai d’abord pris la tête et établi un bon tour en positionnant la voiture là où elle devait être. Guitard est resté près de moi pendant la majeure partie de la course, donc je savais que je devrais tout donner dans le tour suivant pour obtenir la victoire, et c’est ce que j’ai fait! Je suis resté près de Guitard jusqu’à la fin et j’ai mérité la victoire.

Dans les 8 premiers, nous avons fait face à Jeff Laflamme. Jeff et moi nous sommes livrés de dures batailles au fil des ans et celle-ci n’allait pas être différente. Jeff a d’abord pris l’avance, j’ai fait une petite erreur en entrant derrière lui, mais sinon je suis resté près de lui tout au long de la course. Quand j’ai pris la tête, Jeff est resté près de moi et, comme les juges ne pouvaient pas déterminer un gagnant, ils nous ont demandé de faire une « course supplémentaire ». Nous avons donc recommencé et reproduit les 2 tours précédents. Donc, encore une fois, les juges nous ont demandé de faire une « course supplémentaire ». Il s’agissait de notre dernière bataille et les juges allaient devoir déterminer un gagnant. J’ai fait 2 bons tours et poussé la FR-S au maximum, mais à la fin, les juges ont accordé la victoire à Jeff. Après l’événement, j’ai discuté avec les juges. Ils m’ont expliqué que les batailles avaient été très serrées et que des éléments très mineurs avaient fait la différence en faveur de Jeff. Sur une note positive, je crois que ça a été un très bon test pour la FR-S de faire 6 tours de cette façon. Nous n’avons eu aucun problème de surchauffe et la voiture s’est très bien comportée! Tous les fans présents ont dit que nos courses avaient offert les meilleures batailles de la journée!

Après tout ça, nous devions nous mesurer à Francis Tassé pour une place sur le podium. J’ai d’abord pris la tête, j’ai fait un excellent tour et Tassé a tout fait sauf performer. Sa voiture a connu des ennuis et il a dû déclarer forfait pour sa deuxième course, ce qui nous a permis de remporter la victoire et de nous classer au 3e rang!

Dans l’ensemble, ce fut un événement exceptionnel! Nous devons cependant ajuster la suspension et je suis encore en train de découvrir les capacités de la voiture, mais dans l’ensemble c’est un excellent début de saison! Je suis en parfaite harmonie avec cette voiture et j’ai hâte de poursuivre la saison! Les fans semblent aussi avoir beaucoup apprécié la nouvelle voiture! Si vous cherchez #DMCC sur Instagram, près de la moitié des messages des fans portent sur ma Scion FR-S!

Qu’est-ce qui nous attend maintenant? Le Formula Drift Pro2 en Floride. J’ai vraiment hâte de voir comment nous performerons contre certains des meilleurs au monde!

Merci beaucoup pour votre appui!