lundi 28 septembre 2015

Speed Academy ajoute 100 chevaux à sa FR-S

Le moteur dans la Scion FR-S de Speed Academy s’est avéré extrêmement fiable. Il a non seulement survécu à un turbocompresseur et à une injection d’azote avant l’implication de Peter et Dave, mais il a également performé au Targa de Terre-Neuve l’an dernier où la voiture a terminé 3e dans sa catégorie et 6e au général.

Mais avec une autre course d’endurance d’une semaine à l’horaire cette année, avec une participation à l’événement inaugural Ontario1500, l’équipe de Speed Academy a décidé de prendre la mesure préventive d’adopter un moteur FA20 à faible kilométrage avant d’installer un ensemble de compresseur Jackson Racing.

Comme Dave l’a expliqué, « Pour le Targa de Terre-Neuve, nous sentions que le moteur FA20 convenait parfaitement, puisque ses 200 chevaux étaient plus que suffisants pour nous permettre d’être concurrentiels. Mais pour l’Ontario 1500, nous voulions vraiment obtenir plus de puissance parce que nous aurions à affronter des voitures de course très rapides. Après de nombreuses recherches sur des solutions d’induction forcée pour la FR-S, nous avons choisi l’ensemble de compresseur Jackson Racing qui offre, selon nous, la meilleure combinaison de fiabilité et de performance. »

L’ensemble JR peut sembler intimidant comme ça sur le plancher de l’atelier avant l’installation, mais les instructions sont claires et Peter, Dave ainsi que leur collègue Ken ont assemblé et mis le compresseur en état de marche après 8 heures de travail.

Ils ont aussi installé un ensemble de refroidissement d’huile moteur Jackson Racing, incluant un refroidisseur d’huile Sebtrab à grande capacité (gauche) qui est magnifiquement intégré sur un support de fixation qui est aussi utilisé pour le refroidisseur d’huile du compresseur (droite). Peter et Ken l’a testé pour les fuites (ci-dessus), et l’équipe de Speed Academy a le plaisir de confirmer que les températures d’huile ont été parfaitement contrôlées par ce réglage durant un récent essai sur piste.

Mais avant l’essai sur piste, Sasha d’OnPoint Dyno a fait un travail de pro en réglant l’ECU pour que le compresseur Rotrex donne une augmentation de pression de 9 psi à 7 000 tours/minute.

Le réglage d’OnPoint avec de l’essence à indice d’octane 94 s’est traduit par une impressionnante puissance de 262 chevaux aux roues arrière. C’est presque 90 chevaux aux roues de plus que ce que le moteur avait produit l’an dernier et cela devrait permettre à cette FR-S d’être une sérieuse prétendante durant l’Ontario1500.

Vidéo du changement de moteur :

Vidéo de l’installation de l’ensemble de compresseur :

Vidéo du réglage de Dyno :

Assurez-vous de visionner la série de vidéos de Speed Academy sur YouTube concernant l’assemblage avant l’Ontario1500, incluant les épisodes du changement de moteur, de l’installation du compresseur Jackson Racing et du réglage de Dyno ci-dessus.

jeudi 24 septembre 2015

Speed Academy offre à sa FR-S une transformation JDM

Peter et Dave de Speed Academy ont travaillé fort cet été à la préparation de leur Scion Racing FR-S en vue de la compétition inaugurale Ontario-1500.

Évoluer sur 6 circuits routiers différents en Ontario pendant une semaine à la mi-septembre signifie que la FR-S de Speed Academy doit bénéficier tant d’une bonne tenue mécanique que d’une bonne tenue aérodynamique. Donc, même si Peter et Dave ont aimé l’aileron Zele sur leur voiture durant le Targa de Terre-Neuve l’an dernier, ils ont choisi cette année un véritable aileron de course GT du populaire fabricant japonais Voltex.

Ces superbes montants en col de cygne ne font pas que donner fière allure, ils facilitent la circulation d’air sur le côté inférieur de l’aileron où toute la déportance survient (contrairement à la croyance populaire, c’est la courbe le long de la surface inférieure qui crée la déportance sur un aileron profilé comme ce Voltex Type 7 GT).

Vous savez qu’il s’agit d’un véritable aileron lorsqu’il inclut une grande plaque de soutien en fibre de carbone qui permet de le fixer à la face inférieure du couvercle du coffre et de répartir la charge sur une très grande surface.

Nos amis de chez Speed Academy ont dû modifier la partie inférieure du coffre pour installer cette plaque, mais le résultat est propre et très réussi.

Une fois l’installation de l’aileron terminée, il fallait s’occuper des nouvelles roues pour 2015. L’an dernier, ils ont roulé avec des roues forgées Volk Race CE28RT d’un rouge vif, mais ils ont décidé cette année de modifier l’allure de la voiture avec ce superbe ensemble de roues Advan GT bleu titane. Ce sont aussi des roues forgées fabriquées par Rays Engineering au Japon, donc le poids a été minimisé alors que la solidité a été maximisée.

De plus, Peter et Dave aiment à quel point la face est concave sur ces roues. Génial!

Ils ont changé les choses au niveau des pneus, cette année, en choisissant de rouler sur des pneus d’été Toyo Proxes R1R de performance extrême. Comme Dave l’a mentionné, « Nous avons eu beaucoup de succès au fil des ans avec les pneus Toyo, incluant 7 victoires dans le Canadian Touring Car Championship, donc nous avons hâte de rouler sur les R1R à l’Ontario1500, qui offrent un excellent rendement tant en condition sèche que mouillée. »

Beaucoup d’autres choses s’en viennent sur l’assemblage estival de la FR-S de Speed Academy, incluant l’adoption d’un moteur FA20 à faible kilométrage et l’ajout d’un ensemble d’induction forcée, mais, en attendant, regardez leur superbe vidéo JDM concernant toutes les pièces ci-dessus.

mercredi 9 septembre 2015

5 choses de la Scion iM que vous connaissiez ou ne connaissiez peut-être pas

Cet automne marque une étape importante pour nous chez Scion. Non seulement nous célébrons notre cinquième anniversaire depuis nos débuts au Canada, mais nous accueillons aussi un nouveau membre dans notre famille : la Scion iM 2016. Voici 5 choses de la iM que vous connaissiez ou ne connaissiez peut-être pas :

CLIMATISATION À DEUX ZONES

Vous est-il déjà arrivé de partir en voyage sur la route en étant incapable de vous entendre avec vos passagers au sujet de la température? Vous préférez qu’elle soit plus fraîche, alors qu’ils préfèrent qu’elle soit plus chaude, mais que doit faire le conducteur? La iM est offerte de série avec la climatisation à deux zones. Cela signifie que vous et vos passagers pouvez voyager confortablement avec la température individuelle parfaite, ce qui fait que tout le monde est satisfait.

CAMÉRA DE RECUL

Vous pouvez vous fier à la caméra de recul de la iM qui vous permet de voir ce qu’il y a derrière votre véhicule tout en reculant.

PHARES ET FEUX ARRIÈRE À DEL

Les feux de jour et les feux arrière à DEL donnent à la iM une allure moderne et dynamique à l’avant et à l’arrière. Les phares à halogène sont aussi activés automatiquement et les rétroviseurs à réglage assisté sont offerts de série avec des clignotants pour assurer la visibilité et la sécurité.

ROUES EN ALLIAGE DE 17 PO

La iM repose sur des roues en alliage d’aluminium de 17 po au style agressif qui donnent à la voiture l’allure et et l’adhérence dont elle a besoin pour rouler sur la grande route ou dans les rues de la ville.

RADIO AHA

Logée dans le tableau de bord noir piano, la radio Aha vous divertit et se connecte avec votre téléphone intelligent pour rendre chaque trajet encore plus agréable. Accompagnée d’un système audio Pioneer avec écran tactile de 7 po, l’expérience Aha vous permet d’accéder à votre contenu préféré sur le Web, et de l’organiser en stations personnalisées en direct.

Vous pouvez maintenant visiter votre concessionnaire Scion pour découvrir notre nouveau véhicule sport à hayon qui est fin prêt pour l’aventure. Avec de l’espace, de la polyvalence et une expérience agréable au volant grâce à un moteur 4 cylindres développant 137 chevaux, il ne reste qu’une question à poser : êtes-vous prêt? #pretspourlaiM

samedi 22 août 2015

B-Kyu Gurume

Alors que certaines personnes disent au revoir à l’été, nous attendons l’arrivée de foires nationales comme l’Exposition nationale canadienne (ENC) et l’Exposition nationale du Pacifique (ENP), avec les offres culinaires que cela implique. L’an dernier, nous avons découvert la gaufre de l’Action de grâces du restaurant Fran’s à l’ENC – une combinaison de tradition canadienne et de cuisine réconfortante. Cette année, nous savons qu’ils ont des boulettes de poutine et une banane royale qui nous rappellent quelque chose que nous avons découvert au Japon et qui se nomme « B-kyu gurume ». Apprenez-en plus sur la tendance délicieuse et peu coûteuse qui se répand dans le monde une bouchée à la fois.

La cuisine japonaise évolue. Au Canada, il est déjà bien loin le temps où « cuisine japonaise » était synonyme de sushi. Au Japon, la gastronomie semble finalement être sortie de l’ombre des étoiles Michelin et du « kaiseki », ce repas traditionnel à plusieurs services. Cependant, cela ne veut pas dire qu’un pays renommé pour sa cuisine est en faillite gastronomique. En fait, c’est tout le contraire.

Il y a déjà plusieurs années que le « B-kyu gurume » (gourmet de catégorie B) a pris son envol. La parenthèse est un peu trompeuse. B-kyu ne veut pas dire qualité moindre. Cependant, il ne faut pas chercher l’éclairage d’ambiance ou les serveurs hautains. Une bonne partie de l’attrait du B kyu gurume tient au fait qu’il a délaissé les prétentions de la cuisine A-kyu haut de gamme. Les gourmets sont ainsi libérés des entraves dorées inhérentes à la réputation de la cuisine japonaise. La croissance de la popularité du mouvement a donné naissance à des magazines spécialisés et à des émissions de télé et même à d’importants festivals culinaires.

De quoi s’agit-il?

Selon Japan Times, le B-kyu est « une cuisine maison bon marché, issue de traditions culinaires locales ». « Chacun a sa propre définition, dit Koji Yamamoto, le propriétaire du Yakko Izakaya d’Osaka. Pour moi, le B-kyu, c’est une nourriture soul. Elle doit être savoureuse, bon marché et faite d’ingrédients de qualité. Ce qui me plait le plus dans le B-kyu, c’est de pouvoir créer du neuf en intégrant des mets d’autres cultures à notre cuisine traditionnelle. Plusieurs pays ont ainsi contribué à de nouveaux mets. »

Au fond, le B-kyu ressemble beaucoup à une approche alimentaire qui fait fureur au Canada depuis quelques années : une nourriture un peu plus recherchée, bon marché et joyeusement réconfortante. Shinji Yamaguchi a passé plusieurs années à manger de tout au Japon. Aujourd’hui, il gère un étal de rue Gushi à Toronto. Selon lui, il importe de s’amuser et de se faire plaisir : « B-kyu gurume est simple, on le mange goulûment, c’est bon—comme la malbouffe! »

Écrit par Nelson Tam. B-Kyu Gurume a été publié dans le Numéro 7 du Magazine Scion. Pour en lire plus, visitez scion.ca/magazine

jeudi 20 août 2015

Le « Cyrious Report » : Des moments excitants à Trois-Rivières

Pour la troisième ronde de Formula Drift Canada, l’équipe et moi sommes allés dans les rues de Trois-Rivières, là où des gens coursent depuis 1967! Se déroulant pendant deux semaines en août, le Grand Prix de Trois-Rivières accueille plusieurs disciplines incluant NASCAR et World RallycrossRX et, pour la première fois, une compétition de drift avec FD Canada.

Les rues de Monaco ont inspiré la piste et même si elle semblait avoir deux virages sur papier, elle était assez difficile. D’abord, la piste est entièrement bordée de murs de béton, donc il n’y a absolument aucune marge d’erreur. Ensuite, nous n’avions que deux séances d’essais de 30 minutes, ce qui ne nous donnait pas la chance de faire des changements et nous obligeait à être au bon niveau dès le départ. Heureusement, nous avons pu marcher sur la piste la veille de la compétition, ce qui m’a permis d’avoir une idée de ce dont j’aurais besoin pour tirer le maximum de chaque tour d’essai.

Ma première course d’essai a été excellente! Je me suis immédiatement senti confortable avec la piste, j’ai placé la voiture là où elle devait être, et je l’ai sentie très rapide tout au long du parcours! Nous n’avons eu qu’un tour dans cet essai de 30 minutes en raison d’un accident, mais j’ai été satisfait de ma performance. Pour la prochaine séance, j’ai été en mesure de faire deux bons tours, ce qui m’a permis de me sentir confiant pour la compétition des 16 meilleurs.

Contrairement aux autres événements de FD Canada cette année, il n’y avait pas de qualifications. Ils ont plutôt utilisé les points du championnat pour déterminer l’ordre des 16 meilleurs. Aussi, en raison des contraintes de temps du GP3R, il n’y avait pas de « course supplémentaire » demandée par les juges, il fallait donc tout faire à chaque occasion pour obtenir la faveur des juges. La bataille des 16 meilleurs s’est déroulée pendant deux jours, avec la première moitié le vendredi et le reste de la compétition le samedi.

Comme j’étais le numéro un au niveau des points du championnat, je me suis qualifié premier et j’ai été jumelé à Jo Thiffault. J’ai d’abord pris la tête avec un bon tour, mais Jo a fait quelques erreurs en voulant se maintenir. Au tour suivant, Jo a ralenti plus que ce à quoi je m’attendais à l’entrée, m’obligeant à me redresser pendant une seconde, mais j’ai réussi à suivre son rythme jusqu’à la fin de la course. Ce fut très serré, mais les juges m’ont accordé la victoire!

Pour la bataille suivante, je devais affronter Tomy Boisvert-Bellemare. Nous nous étions déjà affrontés dans le cadre de FD Canada. Connaissant Tom, je savais qu’il allait tout donner que ce ne serait vraiment pas facile. J’ai pris la tête en premier et fait une course parfaite! Tom était à une distance de deux longueurs de voiture derrière sans pouvoir se rapprocher. Au tour suivant, j’ai été capable de combler l’écart et j’ai remporté la victoire.

Ensuite, parmi les 4 finalistes! Je devais me mesurer à Martin Langlois, un pilote très bon et très agressif. J’ai d’abord pris la tête, j’ai réalisé un excellent tour et Martin s’est maintenu à environ trois longueurs de voiture en ne faisant que quelques erreurs mineures. Cela signifiait que mon tour suivant devait être parfait. Nous avons pris le départ et, dans le premier virage, je me suis trompé de vitesse, mettant la voiture en cinquième plutôt qu’en troisième. Instantanément, Martin m’a distancé de quatre longueurs de voiture. J’ai essayé de combler l’écart, mais je n’ai pas réussi et martin a remporté la victoire. J’ai su que plusieurs d’entre vous criaient « une course supplémentaire » sur Periscope! J’ai discuté avec les juges par la suite et ils auraient été d’accord pour demander une course supplémentaire n'eût été des circonstances.

À la fin, avec ma qualification en première place, j’ai terminé l’événement au troisième rang! Mais ma journée n’était pas encore terminée. Après la compétition, les 3 meilleurs pilotes de l’événement devaient faire des courses démo avec Vaughn Gittin Jr. et Dean Kearny. Mieux encore, j’ai été assez chanceux pour faire un tour avec Yves Lévesque, le maire de Trois-Rivières! Nous avons eu beaucoup de plaisir et le maire a beaucoup apprécié, tout comme la foule!

Donc, après trois rondes excitantes de FD Canada, je termine au premier rang des pilotes qualifiés en vue de la Ronde mondiale finale en septembre à St-Eustache! J’ai aussi appris que je suis officiellement le « Pilote de l’année » de FD Canada.

Le prochain défi pour nous est le FD Pro2 au Texas. Nous ferons quelques changements sur notre transmission pour éviter les erreurs de changement de vitesse et réglerons d’autres petits détails mais, dans l’ensemble, je suis extrêmement satisfait du rendement de ma Scion FR-S cette saison!

Merci beaucoup pour votre appui!

samedi 8 août 2015

Le « Cyrious Report » : Tout un week-end

Nous venons de revenir de la deuxième ronde de Formula Drift Canada et quelle ronde ce fut! Elle a eu lieu à l’un de mes circuits préférés – l’Autodrome de Montmagny.

Se déroulant durant le week-end, les essais et les qualifications se sont tenus le samedi avec la compétition principale le dimanche. Ce qui est bien d’un événement de 2 jours, c’est qu’on a beaucoup de temps pour trouver le réglage idéal pour que notre voiture soit juste à point.

L’Autodrome de Montmagny est un ovale de « stock car » classique avec une section irrégulière au centre de la piste. La partie la plus difficile de cette piste est de sortir du premier virage relevé avant d’entrer à l’intérieur. Avec un virage aussi serré, il faut probablement passer de 100 km/h à 50 km/h pour atteindre le premier point. Lorsqu’on le fait correctement, on peut attaquer le deuxième virage avec beaucoup de vitesse, et c’est ce que j’ai fait à chaque fois durant les essais! Aucune autre voiture derrière ma FR-S ne pouvait rivaliser avec nous après le premier point. Dès que nous franchissions cette étape, je mettais la voiture en quatrième vitesse pour attaquer le deuxième virage, avec les Yokohama qui laissaient sortir de la fumée derrière la FR-S! Malgré la météo, les essais se sont très bien déroulés. Nous avons fait quelques ajustements sur la voiture et trouvé de nouvelles façons d’obtenir plus d’adhérence, ce qui fait que la voiture était très rapide tant sur chaussée sèche que mouillée.

Les essais se sont déroulés sur une piste mouillée, mais nous y étions préparés et je me sentais très confortable pour faire du drift sur une surface glissante. En tant que leader, j’étais le dernier à partir. J’ai fait ma course avec une bonne vitesse, franchi tous les points et placé la voiture dans toutes les bonnes zones et je me suis qualifié deuxième. En passant, je suis très satisfait de mes qualifications cette saison, je me suis classé parmi les 3 premiers à chaque événement!

Dimanche, nous avions environ 3 heures d’essais avant le début de la compétition. Nous avons pris une bonne partie de la matinée pour ajuster notre réglage en fonction des conditions sèches. Nous avons fait quelques changements et, dans l’ensemble, j’étais assez satisfait de la voiture. La seule chose qui manquait était un meilleur rapport dans le premier virage, comme j’étais sur le limiteur pour la plus grande partie, mais notre embrayage était parfait pour le reste de la piste et la FR-S était extrêmement rapide avec beaucoup d’adhérence!

Nous sommes entrés dans les 16 meilleurs contre Tomy Boisvert-bellemare. Tomy et moi nous sommes affrontés plusieurs fois, c’est un pilote très calme et constant, et il est aussi très bon en tandem serré. J’étais le premier à prendre la tête, et j’ai reproduit le même tour que j’avais fait tout le week-end. Tomy a bien fait derrière moi, mais il n’a pas été en mesure de rivaliser avec ma vitesse dans la deuxième partie de la piste. Durant mon tour suivant, je suis resté collé près de lui tout au long de la course et j’ai eu une bonne sensation devant la foule en attendant le résultat des juges. Dès que j’ai arrêté la voiture, un des officiels m’a informé qu’il y avait des flammes qui s’échappaient de mon pare-chocs – ma voiture était en feu! Avant même que je puisse sortir de ma voiture, Tomy était là avec un extincteur dans les mains, et il a rapidement éteint le feu. Si vous regardiez la diffusion en direct sur Periscope, je suis certain que vous étiez aussi impressionné que moi et cet incident a vraiment démontré l’esprit sportif qui règne dans le monde du drift. Je ne remercierai jamais assez Tomy pour son aide! Une fois le feu éteint, nous avons appris que j’avais remporté la ronde, ce qui nous laissait environ 25 minutes pour faire remorquer la voiture, l’inspecter et la réparer. Finalement, c’était une conduite sur le turbo qui était desserrée, causant ainsi une fuite d’huile et, par la suite, le feu. Nous l’avons resserrée, installé un nouvel ensemble de Yokohama Advan, puis nous étions prêts pour la prochaine bataille.

Dans les 8 meilleurs, je devais me mesurer à Marin Guilbault. Marin est un bon pilote ontarien qui est sur la scène Pro-Am depuis maintenant environ 4 ans, et il tente de passer pro depuis 2 ans. J’avais le sentiment que cette bataille ne serait pas très jolie. J’ai d’abord pris la tête pour ensuite conduire en derrière. Malheureusement, lorsque j’ai ralenti dans la zone de freinage, Marin m’a frappé et causé quelques dommages sur le côté de ma FR-S. J’ai réussi à garder le contrôle de la voiture et j’ai continué ma course. Au tour suivant, Marin a vraiment manqué un rapport et après avoir vu sa voiture se retrouvé à l’extérieur du virage, j’ai vu qu’il n’était plus dans la course et que j’avais gagné cette bataille. Direction les 4 premiers…

Nous avions environ 10 minutes pour inspecter la voiture et la réparer suite à l’impact avec Marin. Quelque chose dans la suspension arrière avait été touché, parce qu’on pouvait voir que l’alignement n’était pas à point au niveau de la roue arrière gauche, mais la prochaine course devait commencer sous peu et nous n’avions pas le temps de remplacer les bras ni de réaligner la voiture. Nous avons fait ce que nous avons pu et nous étions prêts à affronter Alex Gosselin. Comme il avait bien fait tout au long du week-end, nous nous attendions à toute une bataille. J’ai d’abord pris la tête, faisant tout ce que j’avais fait précédemment durant le week-end, mais cette fois-ci, ma FR-S n’a pas ralenti comme je l’espérais et elle s’est retrouvée dans le gravier à l’extérieur du virage, gâchant ce tour à coup sûr. Pour le tour suivant, nous avons tout donné pour obtenir une « course supplémentaire » de la part des juges. J’ai pris l’initiative et je suis resté à environ un pied de sa porte tout au long du premier virage! En arrivant dans la zone de freinage, je le suivais de près, mais il a ralenti un peu plus que ce à quoi je m’attendais, ce qui a brisé mon rythme. J’ai tenté de repartir en force, mais au troisième essai, l’un des essieux arrière a lâché, ce qui ne m’a laissé qu’une roue motrice, mettant ainsi fin à mon week-end.

Dans l’ensemble, ce fut tout un week-end et, au final, je suis toujours en première position au niveau des points du championnat. Nous allons réparer notre Scion FR-S et reviendrons en force pour la Ronde 3 de Formula Drift Canada à Trois-Rivières!

Merci pour votre appui!


jeudi 23 juillet 2015

Sur les traces Du Sasquatch

Une créature géante vit cachée au fond d’une forêt de la Colombie-Britannique et, chose étrange, cette bête a conquis notre affection. Dans l’ouest, le sasquatch (qu’on surnomme aussi, en anglais, Bigfoot, Grass Man, Skunk Ape ou simplement « Harry ») jouit d’une célébrité qui remonte très loin.

« C’est une des réalités culturelles de notre temps », dit Adam McGirr, du British Columbia Scientific Cryptozoology Club (BCSCC), un cercle voué à la recherche et à la conservation des sasquatchs et autres cryptides (créatures dont l’existence est douteuse). « Les enfants adorent Quatchi et il est devenu un trésor bien canadien », ajoute fièrement McGirr.

Quatchi, j’en conviens, semble plutôt jovial et on aimerait lui faire la bise et l’inviter à la fête. Cependant, la taille d’un vrai sasquatch est plutôt intimidante et, nonobstant sa notoriété, il reste à peu près introuvable. Les repérages se font de plus en plus rares. L’espèce serait-elle en déclin?

Le BCSCC ne se décourage pas, même si le sasquatch ne s’est pas montré souvent dernièrement. McGirr est l’un des quelque 70 enquêteurs intrépides du BCSCC qui recueillent les renseignements concernant le sasquatch. Ils passent des heures de loisirs à interviewer des témoins et à rechercher la vérité au sujet de Bigfoot. Ils sont au bon endroit ; la côte ouest de Vancouver enregistre le plus grand nombre de repérages en Amérique du Nord. Sans doute que cet omnivore y trouve un garde-manger bien garni : saumon, foie de chevreuil et plein de rongeurs.

« Bigfoot est allé partout », dit John Kirk, président et enquêteur en chef. Il se joint à McGirr pour partager ses connaissances. « Il a été vu dans toutes les provinces, sauf à l’Île-du-Prince-Édouard. Il a été repéré dans des endroits sauvages, mais aussi dans des zones urbaines, près de routes et d’endroits habités. »

Les mordus du sasquatch ont, bien sûr, leurs dénigreurs. Ces sceptiques partent souvent en campagne contre la pauvre bête. Non seulement ils nient l’existence du sasquatch, mais ils considèrent que ceux qui partent à sa recherche sont des malades. « Croire, c’est une chose, mais conclure c’est tout à fait autre chose », dit Kirk, avec un soupçon d’audace.

« Sur les traces Du Sasquatch » a été publié dans le Numéro 2 du Magazine Scion. Pour en lire plus, visitez scion.ca/magazine