samedi 8 août 2015

Le « Cyrious Report » : Tout un week-end

Nous venons de revenir de la deuxième ronde de Formula Drift Canada et quelle ronde ce fut! Elle a eu lieu à l’un de mes circuits préférés – l’Autodrome de Montmagny.

Se déroulant durant le week-end, les essais et les qualifications se sont tenus le samedi avec la compétition principale le dimanche. Ce qui est bien d’un événement de 2 jours, c’est qu’on a beaucoup de temps pour trouver le réglage idéal pour que notre voiture soit juste à point.

L’Autodrome de Montmagny est un ovale de « stock car » classique avec une section irrégulière au centre de la piste. La partie la plus difficile de cette piste est de sortir du premier virage relevé avant d’entrer à l’intérieur. Avec un virage aussi serré, il faut probablement passer de 100 km/h à 50 km/h pour atteindre le premier point. Lorsqu’on le fait correctement, on peut attaquer le deuxième virage avec beaucoup de vitesse, et c’est ce que j’ai fait à chaque fois durant les essais! Aucune autre voiture derrière ma FR-S ne pouvait rivaliser avec nous après le premier point. Dès que nous franchissions cette étape, je mettais la voiture en quatrième vitesse pour attaquer le deuxième virage, avec les Yokohama qui laissaient sortir de la fumée derrière la FR-S! Malgré la météo, les essais se sont très bien déroulés. Nous avons fait quelques ajustements sur la voiture et trouvé de nouvelles façons d’obtenir plus d’adhérence, ce qui fait que la voiture était très rapide tant sur chaussée sèche que mouillée.

Les essais se sont déroulés sur une piste mouillée, mais nous y étions préparés et je me sentais très confortable pour faire du drift sur une surface glissante. En tant que leader, j’étais le dernier à partir. J’ai fait ma course avec une bonne vitesse, franchi tous les points et placé la voiture dans toutes les bonnes zones et je me suis qualifié deuxième. En passant, je suis très satisfait de mes qualifications cette saison, je me suis classé parmi les 3 premiers à chaque événement!

Dimanche, nous avions environ 3 heures d’essais avant le début de la compétition. Nous avons pris une bonne partie de la matinée pour ajuster notre réglage en fonction des conditions sèches. Nous avons fait quelques changements et, dans l’ensemble, j’étais assez satisfait de la voiture. La seule chose qui manquait était un meilleur rapport dans le premier virage, comme j’étais sur le limiteur pour la plus grande partie, mais notre embrayage était parfait pour le reste de la piste et la FR-S était extrêmement rapide avec beaucoup d’adhérence!

Nous sommes entrés dans les 16 meilleurs contre Tomy Boisvert-bellemare. Tomy et moi nous sommes affrontés plusieurs fois, c’est un pilote très calme et constant, et il est aussi très bon en tandem serré. J’étais le premier à prendre la tête, et j’ai reproduit le même tour que j’avais fait tout le week-end. Tomy a bien fait derrière moi, mais il n’a pas été en mesure de rivaliser avec ma vitesse dans la deuxième partie de la piste. Durant mon tour suivant, je suis resté collé près de lui tout au long de la course et j’ai eu une bonne sensation devant la foule en attendant le résultat des juges. Dès que j’ai arrêté la voiture, un des officiels m’a informé qu’il y avait des flammes qui s’échappaient de mon pare-chocs – ma voiture était en feu! Avant même que je puisse sortir de ma voiture, Tomy était là avec un extincteur dans les mains, et il a rapidement éteint le feu. Si vous regardiez la diffusion en direct sur Periscope, je suis certain que vous étiez aussi impressionné que moi et cet incident a vraiment démontré l’esprit sportif qui règne dans le monde du drift. Je ne remercierai jamais assez Tomy pour son aide! Une fois le feu éteint, nous avons appris que j’avais remporté la ronde, ce qui nous laissait environ 25 minutes pour faire remorquer la voiture, l’inspecter et la réparer. Finalement, c’était une conduite sur le turbo qui était desserrée, causant ainsi une fuite d’huile et, par la suite, le feu. Nous l’avons resserrée, installé un nouvel ensemble de Yokohama Advan, puis nous étions prêts pour la prochaine bataille.

Dans les 8 meilleurs, je devais me mesurer à Marin Guilbault. Marin est un bon pilote ontarien qui est sur la scène Pro-Am depuis maintenant environ 4 ans, et il tente de passer pro depuis 2 ans. J’avais le sentiment que cette bataille ne serait pas très jolie. J’ai d’abord pris la tête pour ensuite conduire en derrière. Malheureusement, lorsque j’ai ralenti dans la zone de freinage, Marin m’a frappé et causé quelques dommages sur le côté de ma FR-S. J’ai réussi à garder le contrôle de la voiture et j’ai continué ma course. Au tour suivant, Marin a vraiment manqué un rapport et après avoir vu sa voiture se retrouvé à l’extérieur du virage, j’ai vu qu’il n’était plus dans la course et que j’avais gagné cette bataille. Direction les 4 premiers…

Nous avions environ 10 minutes pour inspecter la voiture et la réparer suite à l’impact avec Marin. Quelque chose dans la suspension arrière avait été touché, parce qu’on pouvait voir que l’alignement n’était pas à point au niveau de la roue arrière gauche, mais la prochaine course devait commencer sous peu et nous n’avions pas le temps de remplacer les bras ni de réaligner la voiture. Nous avons fait ce que nous avons pu et nous étions prêts à affronter Alex Gosselin. Comme il avait bien fait tout au long du week-end, nous nous attendions à toute une bataille. J’ai d’abord pris la tête, faisant tout ce que j’avais fait précédemment durant le week-end, mais cette fois-ci, ma FR-S n’a pas ralenti comme je l’espérais et elle s’est retrouvée dans le gravier à l’extérieur du virage, gâchant ce tour à coup sûr. Pour le tour suivant, nous avons tout donné pour obtenir une « course supplémentaire » de la part des juges. J’ai pris l’initiative et je suis resté à environ un pied de sa porte tout au long du premier virage! En arrivant dans la zone de freinage, je le suivais de près, mais il a ralenti un peu plus que ce à quoi je m’attendais, ce qui a brisé mon rythme. J’ai tenté de repartir en force, mais au troisième essai, l’un des essieux arrière a lâché, ce qui ne m’a laissé qu’une roue motrice, mettant ainsi fin à mon week-end.

Dans l’ensemble, ce fut tout un week-end et, au final, je suis toujours en première position au niveau des points du championnat. Nous allons réparer notre Scion FR-S et reviendrons en force pour la Ronde 3 de Formula Drift Canada à Trois-Rivières!

Merci pour votre appui!


jeudi 23 juillet 2015

Sur les traces Du Sasquatch

Une créature géante vit cachée au fond d’une forêt de la Colombie-Britannique et, chose étrange, cette bête a conquis notre affection. Dans l’ouest, le sasquatch (qu’on surnomme aussi, en anglais, Bigfoot, Grass Man, Skunk Ape ou simplement « Harry ») jouit d’une célébrité qui remonte très loin.

« C’est une des réalités culturelles de notre temps », dit Adam McGirr, du British Columbia Scientific Cryptozoology Club (BCSCC), un cercle voué à la recherche et à la conservation des sasquatchs et autres cryptides (créatures dont l’existence est douteuse). « Les enfants adorent Quatchi et il est devenu un trésor bien canadien », ajoute fièrement McGirr.

Quatchi, j’en conviens, semble plutôt jovial et on aimerait lui faire la bise et l’inviter à la fête. Cependant, la taille d’un vrai sasquatch est plutôt intimidante et, nonobstant sa notoriété, il reste à peu près introuvable. Les repérages se font de plus en plus rares. L’espèce serait-elle en déclin?

Le BCSCC ne se décourage pas, même si le sasquatch ne s’est pas montré souvent dernièrement. McGirr est l’un des quelque 70 enquêteurs intrépides du BCSCC qui recueillent les renseignements concernant le sasquatch. Ils passent des heures de loisirs à interviewer des témoins et à rechercher la vérité au sujet de Bigfoot. Ils sont au bon endroit ; la côte ouest de Vancouver enregistre le plus grand nombre de repérages en Amérique du Nord. Sans doute que cet omnivore y trouve un garde-manger bien garni : saumon, foie de chevreuil et plein de rongeurs.

« Bigfoot est allé partout », dit John Kirk, président et enquêteur en chef. Il se joint à McGirr pour partager ses connaissances. « Il a été vu dans toutes les provinces, sauf à l’Île-du-Prince-Édouard. Il a été repéré dans des endroits sauvages, mais aussi dans des zones urbaines, près de routes et d’endroits habités. »

Les mordus du sasquatch ont, bien sûr, leurs dénigreurs. Ces sceptiques partent souvent en campagne contre la pauvre bête. Non seulement ils nient l’existence du sasquatch, mais ils considèrent que ceux qui partent à sa recherche sont des malades. « Croire, c’est une chose, mais conclure c’est tout à fait autre chose », dit Kirk, avec un soupçon d’audace.

« Sur les traces Du Sasquatch » a été publié dans le Numéro 2 du Magazine Scion. Pour en lire plus, visitez scion.ca/magazine

jeudi 9 juillet 2015

Speed Academy commence à préparer la FR-S Targa pour l’Ontario-1500

Peter et Dave de Speed Academy reprennent du service, préparant la Scion FR-S qu’ils ont conduite au Targa Terre-Neuve l’an dernier pour un nouvel événement cette année : l’Ontario-1500.

On parle de sept jours consécutifs de Time Attack, d’Autocross, et de Drag à sept pistes différentes en Ontario dans ce qu’ils décrivent comme la version canadienne de One Lap of America

Plutôt que de se punir en travaillant sur une cage de protection comme ils l’ont fait au début l’an dernier, Peter et Dave ont décidé de se faciliter la tâche dans le projet de cette année en installant des supports d’amortisseurs avant et arrière Raceseng avec un ensemble de suppression de climatisation Raceseng.

Les supports d’amortisseurs avant Raceseng ont été choisis pour un meilleur ajustement du carrossage lors du réglage de l’alignement pour une adhérence maximale sur la piste de course, et ces supports sont également réglables au niveau de l’angle de chasse. De plus, comme vous pouvez le voir, la qualité de l’usinage en aluminium armé est vraiment de haut niveau, tout comme celle des roulements et des composants utilisés, ce qui fait que Peter et Dave sont confiants de faire bonne figure lors des sept jours consécutifs de course de l’Ontario-1500 à la mi-septembre.

La conception ingénieuse des supports arrière permet aux amortisseurs arrière de bénéficier d’une course supplémentaire de 2 pouces par rapport aux supports standard. Sur une voiture abaissée qui est dotée d’amortisseurs à réglage unique en hauteur, comme les KW Clubsport sur cette FR-S, la course supplémentaire de l’amortisseur arrière aidera vraiment Peter et Dave à libérer toute la puissance dans les virages bosselés.

L’ensemble de suppression de climatisation Raceseng signifie que la FR-S de Speed Academy est entièrement libérée du système de climatisation d’origine, permettant de réduire le poids de la voiture (déjà très légère) de 31 lb. Avec l’Ontario-1500 qui se tient à la mi-septembre, Peter et Dave sont confiants de pouvoir se passer de la climatisation, mais ils seront bien équipés en déodorants, au cas où.

Et comme vous le verrez dans la première vidéo de leur série couvrant l’Ontario-1500, nous avons aussi droit à un aperçu des nouvelles roues et nouveaux pneus que la voiture utilisera cette année, un superbe ensemble de roues de course Advan Racing GT au fini bleu titane enveloppées de pneus Toyo Proxes R1R super mordants.

Comme vous pouvez le voir, Peter apprécie particulièrement ces pneus!

Prochainement, l’équipe de Speed Academy apportera une amélioration aérodynamique à la FR-S, mais n’oubliez pas entre-temps de regarder l’Épisode 1 de la série.

Une foule de vidéos et de mises à jour du blog vous seront offertes par Speed Academy au cours des prochains mois, alors rendez-vous sur YouTube et abonnez-vous à leur chaîne pour ne rien manquer de ce qui se passe dans le monde de ces deux passionnés de vitesse.

mercredi 8 juillet 2015

Super Scott! Q et R avec l’homme derrière AuJeu!

Il n’est pas courant de rencontrer des personnes qui ont transformé leur activité d’enfance préférée en carrière. Scott Hill est l’une d’entre elles.

Ayant toujours adoré le hockey, Scott a comme objectif de faire revivre le jeu un match à la fois. Nous l’avons rencontré entre deux matchs à l’événement AuJeu! de Vacouver, au Coquitlam Centre, pour discuter de ce qui le motive et lui demander si la Coupe Stanley reviendra un jour au Canada.

Alors, d’où vous est venue l’idée pour AuJeu!?

Eh bien, c’est une histoire en deux parties. La première a commencé lorsque j’ai terminé mon MBA. Je voulais vraiment travailler dans le sport professionnel et je ne trouvais pas d’emploi. J’avais 25 ans, j’ai proposé ma candidature aux 30 équipes de la LNH, mais aucune équipe n’embauchait à ce moment-là. Je désirais accomplir quelque chose dans le monde du hockey, parce que c’était ma grande passion. La deuxième partie, c’est que j’ai toujours adoré jouer au hockey de rue. Je jouais avec mes frères à Kingsville, en Ontario – notre petite ville natale de 5 000 habitants. Durant mes années à l’université, j’étais connu comme le grand passionné de hockey. J’étais président du club de hockey et j’organisais des tournois de hockey sur glace.

Après avoir reçu mon diplôme, j’ai vu la possibilité de lancer un tournoi de hockey de rue. J’ai réalisé qu’il y avait plus de joueurs de hockey de rue que de joueurs de hockey sur glace au Canada. J’ai donc préparé un plan d’affaires et fait une proposition à la LNH. Ce fut tout un processus, mais j’ai fini par obtenir leur soutien et j’ai ensuite mobilisé ce concept pour créer un festival sportif national bâti sur le hockey de rue. Ça fait maintenant 12 ans et chaque journée est très exigeante. Mais, vous savez, je n’étais qu’un grand passionné de hockey voulant faire une différence dans le monde du hockey. J’ai vu une occasion, j’étais assez naïf pour croire que je pourrais le faire, et c’est ce qui est arrivé.

L’événement décrit l’importance de « reprendre la rue » – qu’est-ce qui fait que le nombre de participants et d’événements pour le festival AuJeu! augmente année après année?

Le slogan « reprendre la rue » est une initiative pour encourager les gens à jouer de nouveau. Lorsque nous avons commencé en 2002, il y avait beaucoup de publicité et de critiques négatives, particulièrement à Toronto, concernant un règlement qui empêchait les enfants de jouer dans la rue. La même chose s’est produite à Halifax. Nous avons donc profité de cette lancée et le slogan est devenu notre façon de dire aux politiciens du pays que les enfants devraient pouvoir utiliser la rue pour pratiquer leur sport favori, comme partout ailleurs dans le monde. En Amérique du Sud, ils jouent au soccer. Aux États-Unis, ils jouent au basketball. J’ai vécu à Taïwan et ils jouaient au baseball. Au Canada, nous jouons au hockey. Nous rappelons seulement aux enfants que c’est bien de jouer et nous offrons la possibilité de le faire de façon organisée.

Pourquoi y a-t-il autant de joueurs professionnels dans vos événements?

Eh bien, je pense simplement que c’est parce qu’ils aiment jouer. Par exemple, la semaine dernière à Kelowna, Curtis Lazar a participé. C’est un champion de la Coupe Memorial, le capitaine de l’équipe qui a remporté la Coupe Memorial, un joueur actuel des Sénateurs d’Ottawa, et le capitaine d’Équipe Canada (champions du monde juniors). Il a simplement créé sa propre équipe et il avait vraiment les pieds sur terre. Nous ne voulons pas mettre en valeur la célébrité; chaque personne n’est qu’un simple joueur de hockey de rue. Et la plupart des joueurs de la LNH ont commencé comme tout le monde – c’est-à-dire en jouant dans la rue.

Parlez-nous de la Coupe Redwood. D’où vient ce nom?

Avec la Coupe Redwood, nous avons voulu créer un trophée pour un tournoi que n’importe quel Canadien peut remporter. Nous l’avons conçu de façon à ce qu’il ait la même taille que la Coupe Stanley, donc quand une équipe gagne, les joueurs peuvent le soulever au-dessus de leur tête avec leurs mains bien hautes. Il porte le nom de la rue où j’ai grandi – Redwood Road. Il rend hommage à mes parents et mes frères, et il gagne en popularité. Les gens ne veulent pas jouer pour gagner de l’argent ou des prix, ils jouent pour remporter cette coupe.

Diriez-vous que c’est typiquement canadien? Avez-vous des projets d’expansion?

Je crois qu’il y a quelque chose d’unique au Canada avec le hockey de rue. Même si ça pourrait fonctionner dans certains marchés aux États-Unis, la marque « hockey night in Canada » est spécifique au Canada, donc ça ne pourrait pas avoir le même impact. Mais il ne manque pas de possibilités d’expansion au pays. Nous avons 18 villes de plus au Canada qui ont demandé à tenir cet événement. Nous cherchons même à étendre le concept à d’autres sports – avec le soccer et le basketball de rue.

Quel genre de conseil pouvez-vous donner à quelqu’un qui cherche à lancer son entreprise pour réaliser ses rêves?

Vous devez certainement avoir le sens des affaires si vous voulez démarrer une entreprise. Vous devez comprendre votre marché et bâtir un plan. Par la suite, vraiment, vous devez simplement croire en vous et ne jamais abandonner. Nous entendons toujours ces clichés concernant tous ces gens négatifs qui vous décourageront. Mais si vous croyez vraiment pouvoir accomplir quelque chose, et si vous n’écoutez pas ceux qui disent que vous ne pouvez pas le faire, vous réussirez. J’aime mon rôle d’entrepreneur. Mais ce que j’aime le plus avec AuJeu!, c’est que ça touche un très grand nombre de Canadiens à un niveau très intime. Ça vaut vraiment le coup. Même en ce moment, dans notre 12e année, nous faisons face à des défis. Nous avons des partenariats qui se font et se défont, et nous devons apprendre à évoluer dans ce contexte.

Alors comment trouvez-vous le bon partenaire?

En fait, un excellent partenariat nous donne la possibilité d’utiliser les ressources de l’entreprise pour rehausser le programme. Quand on regarde une excellente marque comme Scion, on voit un créneau, un produit qui s’adresse à un jeune public, et des voitures agréables à conduire, raisonnablement abordables, qui gagnent toujours en notoriété dans une grande partie du pays. Donc, ce que nous offrons à nos partenaires, en plus d’un jeune public masculin présent dans l’ensemble du Canada, c’est la fidélité et l’amour. Avec Scion, qui peut participer en présentant ses super voitures à côté de notre aire de jeu, et offrir à notre public la possibilité de les essayer durant tout le week-end, nous avons un excellent partenaire. Ça fait du festival AuJeu! une expérience extraordinaire.

J’imagine que c’est bien de pouvoir transporter deux gros sacs de hockey dans le coffre d’une tC! Alors, à quoi ressemble l’avenir pour AuJeu! et Scott Hill?

Eh bien, c’est une question que je me pose chaque jour… après avoir accompli ce que je rêvais d’accomplir. En fait, je dois décider pendant combien de temps je veux poursuivre l’aventure. Je pourrais me retirer à un certain moment, parce que j’aurai l’impression d’avoir contribué pleinement. Mais pour le moment, les affaires continuent. Il s’agit de notre dernier événement de l’année, la prochaine étape est la Coupe Redwood à Lethbridge et nous allons offrir un très bon spectacle. Par la suite, nous rencontrerons nos partenaires pour commencer à discuter de 2016 et des années suivantes.

Et puisque nous discutons de hockey, pensez-vous que nous reverrons une équipe canadienne remporter la Coupe Stanley?

Pour nous, fans des Leafs, il y a longtemps que nous n’avons pas célébré, mais Calgary et Edmonton ont fait de bons choix au repêchage et de bons échanges. Mais l’avenir s’annonce prometteur, surtout à Edmonton avec le nouvel amphithéâtre. Je suis donc certain que nous pourrons bientôt soulever la coupe une fois de plus. Mais je parle des équipes canadiennes « en général», bien sûr.

vendredi 3 juillet 2015

Le « Cyrious Report » : Retour sur le podium

Cela faisait plus de 2 ans que je n’étais pas monté sur la plus haute marche du podium, et ça fait du bien d’y retourner!

Nous sommes sortis victorieux de la première ronde du Formula Drift Canada à l’Autodrome St-Eustache, et je suis très fier de notre équipe et de ma FR-S pour cette victoire tant attendue.

Les deux semaines qui ont mené à cet événement ont été pour le moins très intenses. J’ai passé la majeure partie de la pause à réparer la voiture suite à notre incident en Floride. J’ai travaillé jusqu’au dernier moment, avec des pièces qui sont arrivées seulement quelques jours avant l’événement, puis j’ai trouvé d’autres pièces endommagées le jour même où nous devions quitter. Heureusement, j’ai été en mesure de tout régler juste à temps pour notre départ vers Montréal.

L’événement se déroulait durant le week-end. Le samedi était une journée d’essais, ce qui était excellent parce que je m’attendais à ce qu’il y ait des ajustements à faire sur la FR-S. Mais tout s’est bien déroulé dès que nous sommes arrivés sur la piste. Je me suis senti à l’aise avec la voiture très rapidement, et après 10 tours à reproduire constamment la même ligne, nous avons décidé de rentrer afin de ménager la voiture/les pneus pour l’événement principal!

Dimanche matin, nous avions deux heures d’essais avant les qualifications en raison du temps orageux qui approchait. J’ai fait environ six tours d’essais, tous relativement semblables – très en douceur, avec de la fumée et de la constance. Nous avons installé un nouvel ensemble d’AD08 avant d’aller en qualifications. Lors de mon premier tour, j’ai encore fait la même ligne, ce qui nous a donné la deuxième position. Lors de mon tour suivant, j’ai poussé un peu plus fort et obtenu un score légèrement meilleur, mais j’ai été surpassé par deux autres pilotes, ce qui fait que nous nous sommes qualifiés au troisième rang.

Les batailles qui ont suivi furent ardues. La compétition nous a poussés, la FR-S et moi, et nous avons offert l’une de nos meilleures performances. Nous avons eu le dessus sur tous les autres! La FR-S semblait avoir plus de mordant. Pour tous les tours où j’étais en tête, j’ai gardé une distance d’au moins une ou deux longueurs de voiture, puis pour les tours où je suivais, j’ai été en mesure de rester très près de tous mes concurrents. Nous avons livré de belles luttes sans « course supplémentaire », et les décisions des juges étaient toutes définitives. Personne n’était en mesure de nous surpasser ce jour-là, des 16 premiers jusqu’à la victoire!

Nous poursuivrons sur cette lancée dans la Ronde 2 du Formula Drift Canada en juillet. J’aime vraiment faire du drift avec la FR-S. Après deux ans et beaucoup de travail, c’est la voiture dont j’ai toujours rêvé!

J’espère que vous avez eu la chance de jeter un coup d’œil à la diffusion en direct sur Periscope. Vous pouvez maintenant nous voir, l’équipe et moi, en préparation le jour de la course en suivant @ScionCanada sur l’application. J’ai beaucoup aimé répondre à vos questions et, croyez-moi, vous devez voir l’action sur place!

Je suis très optimiste pour le reste de la saison et j’ai hâte à la prochaine bataille. Merci pour votre appui!

vendredi 19 juin 2015

Entrevue avec Ben Woo, vice-président de Formula D Canada

Il est difficile d’avoir une conversation sur la culture automobile canadienne sans mentionner le nom de Ben Woo.

Son titre actuel, vice-président des ventes et des partenariats de Formula Drift Canada, ne suffit vraiment pas pour expliquer l’impact et l’influence de cet homme sur la scène automobile. Ce serait difficile de commencer; Ben est à l’origine d’un des plus gros salons de l’auto au Canada - Sport Compact Performance (SCP), mais il est aussi en grand partie responsable du lancement du Drift Mania Canadian Championship (DMCC), gérant la Zone Performance au Salon de l’auto de Montréal, puis il y a son implication dans le secteur de la pêche, mais nous garderons cette histoire pour une autre fois. Nous avons retracé le très affairé Ben pour lui poser quelques questions sur sa carrière passionnante et sur les prochains événements avec Formula Drift.

Revenons un peu en arrière, certains d’entre nous savent que vous connaissez bien la scène automobile. Mais pour ceux qui ne le savent pas, pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours?

J’ai lancé le salon Sport Compact Performance en 1999, qui est devenu l’un des salons de l’auto les plus attendus. Après plusieurs années au Stade olympique de Montréal, nous avons entrepris une tournée pancanadienne avec les SCP Nights d’Halifax à Vancouver. Après avoir produit plus de 150 salons d’autos personnalisées, j’ai collaboré au lancement du DMCC – la série de drift originale du Canada avec Alex Crépault. Poussé par ma passion pour les sports motorisés, je suis allé au Grand Prix à titre de directeur des commandites. Puis, je me suis lancé à mon propre compte, j’ai fondé l’agence WooDoo Events, et j’ai été consulté au sujet de programmes pour des constructeurs automobiles majeurs. Je suis également toujours responsable de la Zone Performance au Salon de l’auto de Montréal, que je gère depuis les jours du SCP.

Comment avez-vous été impliqué dans le Formula D et le monde du drift?

Mon protégé durant le SCP, David Da Soma, était très impliqué sur la scène montréalaise du drift. Il a vu une occasion d’améliorer sa présence au Canada. Nous avons donc tenu l’événement SLIDE en 2012 pour mesurer le niveau d’intérêt des fans de drift localement et nous avons vite compris que nos fans n’en voulaient pas seulement plus, mais qu’ils méritaient quelque chose de spécial. Nous devions alors simplement trouver le bon partenaire. FD était le choix naturel; une marque qui était prospère aux États-Unis et qui connaissait une croissance rapide à l’échelle mondiale. Nous les avons approchés, réuni une excellente équipe pour concrétiser le tout, et nous étions vraiment très enthousiastes.

Alors à quoi pouvons-nous nous attendre pour la Ronde 1 de FD Canada?

Eh bien, nous nous sommes engagés dans une compétition très importante. C’est une série complète qui mène à une grande finale en septembre. Nous avons lancé une série de qualifications de 3 rondes pour trouver les 16 meilleurs pilotes au Canada. La Ronde 1 se tiendra à Montréal, la Ronde 2 se déroulera à Montmagny et la Ronde 3 aura lieu à Trois-Rivières. Différent de la compétition de l’an dernier où nous n’avions que quelques-uns des meilleurs pilotes, l’événement de cette année sera déterminant pour la série mondiale de FD. Les pilotes canadiens auront la possibilité de se mesurer à certains des meilleurs pilotes au monde alors qu’ils lutteront pour une place convoitée dans le Championnat du monde inaugural en Chine.

Nous n’avions vraiment pas réalisé à quel point cet événement serait populaire. Nous avions prévu qu’environ 30 équipes s’inscriraient cette année, mais nous avons plutôt eu 41 équipes provenant de 3 provinces. Je crois qu’ils ont entendu dire que nous avions 4 licences Pro-2 à attribuer et, donc, qu’ils pourraient compétitionner dans la série américaine.

Nous avons aussi lancé un nouveau système de billetterie en ligne qui permet d’acheter des billets avec sièges réservés avec l’option d’un forfait fan ultime incluant des éléments exclusifs comme le contournement de file et l’accès anticipé. La vente de billets se déroule très bien et l’événement promet.

Serez-vous juge lors de la compétition? Qu’est-ce que les juges recherchent? Avez-vous des conseils?

Malheureusement, je n’agirai pas à titre de juge. Afin d’uniformiser la compétition, nous utiliserons des juges FD officiels. Nos trois juges sont Haig Kanadjian, Kevin Grenier et Brian Eggert.

Les juges fondent leurs scores sur des critères très simples, ils recherchent : la ligne de conduite – à quel point la voiture peut rester près de la ligne de conduite – la voie la plus rapide entre deux virages? Il y a ensuite l’angle – à quel point peuvent-ils générer un angle en traversant le circuit et en restant toujours de côté? Puis il y a la vitesse – À quelle vitesse font-ils leur drift? Au départ, les voitures développaient à peine 200 ch, mais maintenant nous avons des pilotes qui conduisent des voitures développant plus de 800 ch! Enfin, les juges recherchent le style – nous appelons ça le facteur x. C’est le talent, la capacité du pilote à susciter une réaction de la foule, à quel point êtes vous en largeur lorsque vous menez, à quel point restez-vous près de votre exécution?

Mon conseil aux compétiteurs est de ne pas oublier qu’il s’agit de FD – vous ne devez rien négliger. Il y a beaucoup de nouveaux compétiteurs cette année et vous ferez face à de puissantes voitures avec des pilotes qui n’ont pas peur de donner tout ce qu’ils ont. Alors, soyez prêts!

Nous le dirons à Pat! Alors, verrons-nous un événement de FD Canada dans des villes hors Québec?

Vous pouvez en être sûr! Nous n’aurions pas choisi le nom FD Canada si nous voulions rester ici. Notre principal objectif cette année sera d’être présent en Ontario pour 2016. Nous continuerons à parcourir le pays, alors sachez que nous irons aussi dans votre région.

Excellente nouvelle! Alors, quelle partie de votre travail dans les sports motorisés est la plus agréable?

La partie la plus agréable, c’est l’odeur du carburant à indice d'octane élevé et du caoutchouc brûlé le matin, mais ce que j’aime le plus c’est le regard de mes enfants qui essaient de comprendre ce que je fais comme travail.

Attendez qu’ils aient 16 ans! Qu’est-ce qui s’en vient pour Ben Woo?

Le SCP. C’est ce qui m’attend. Après une longue pause, j’ai décidé de ramener le SCP pour 2016. Je suis vraiment emballé et les commentaires que nous recevons sont incroyables. Nous prévoyons présenter différents genres de la culture automobile, mais attendez-vous au meilleur. Des amis et d’autres passionnés de voitures de l’époque ont été contactés depuis l’annonce de notre retour, et même si beaucoup d’entre nous ont vieilli, notre passion commune demeure. Je prévois même avoir une garderie sur place. Ha!

Nous avons hâte d’en savoir plus. Merci beaucoup de votre temps Ben, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez ajouter?

Merci à Scion pour le soutien et surveillez les nouvelles sur le SCP et notre domination nationale en drift. Nous voulons amener cette compétition partout et espérons vous voir à l’un de nos événements cet été!

Voyez le premier épisode d'Inside Angle de FD Canada mettant en vedette le pilote de Scion Racing Pat Cyr et l'ancien concurrent du Tuner Challenge Dany "Babu" Bernier.

mardi 16 juin 2015

Le « Cyrious Report » : Se ressaisir après avoir frappé le mur.

Le week-end dernier se déroulait la ronde 1 du FormulaD Pro 2 à Orlando. Même si les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, notre voyage nous a offert une expérience sur laquelle nous pouvons bâtir.

L’équipe et moi avons voyagé pendant 20 heures jusqu’en Floride et nous sommes arrivés mardi soir. Nous étions sur la piste tôt mercredi matin pour l’inspection technique et la FR-S a passé le test haut la main, donc nous étions prêts pour la course!

Nos essais et qualifications avaient lieu le jeudi. Nous avons eu une séance d’essais de 2,5 heures le matin, une autre séance de 1 heure plus tard l’après-midi, puis le temps des qualifications est arrivé. Avec si peu de temps pour les essais, et environ 35 pilotes inscrits, je savais que nous n’aurions pas beaucoup de tours d’essais, alors chaque tour devenait important. La piste était très courte, c’était un ovale de type stock car : un grand virage relevé, une transition sur l’intérieur, puis un virage vers l’intérieur pour conclure. Avec une piste aussi courte, il faut avoir un impact majeur dès le départ et bien faire partout, parce que les erreurs sont faciles à repérer.

Mon premier tour? Bien réussi! J’ai toujours aimé courser sur les pistes à virages relevés et j’y ai toujours bien performé. Cette piste n’était pas différente, et nous étions à notre meilleur! Les 2 tours suivants se sont déroulés de la même façon. J’ai roulé haut à l’arrière, plaçant la voiture aux bons endroits et faisant de la fumée avec les pneus Yokohama. Je me sentais très bien et nous avions l’air d’être parmi les 3 premiers!

Mais juste avant mon quatrième tour, j’attendais en ligne sur la grille, et un des employés du FD a remarqué que je ne portais pas mon système HANS. Il m’a donc dit que je devais le porter. Le système HANS (Head And Neck Support - « Support de la tête et du cou ») est un équipement de sécurité qui réduit la probabilité de blessures à la tête en cas d’accident frontal sévère. Le Formula D est la seule série de drifting dans laquelle je compétitionne qui rend le port de ce système obligatoire. Équipé du système HANS, je me suis approché de la ligne de départ, je suis parti et j’ai attaqué le virage. Environ au milieu ou aux trois quarts du virage, j’ai légèrement frappé le mur avec l’arrière de la voiture et j’ai continué mon drift. À ce moment-là, je n’y ai pas vraiment pensé, mais c’était un drôle d’endroit dans le virage pour frapper le mur, parce que dans cette section nous ralentissons et augmentons l’angle de braquage pour cibler le premier point intérieur. Quoi qu’il en soit, nous étions satisfaits de notre performance dans la première séance d’essais et avions hâte à la deuxième quelques heures plus tard!

Séance d’essais 2. Je suis monté à bord de la FR-S et je me suis mis en ligne pour effectuer mon tour. Je suis parti en ligne droite, j’ai fait un drift, puis j’ai réalisé une belle ligne en hauteur mais j’ai encore accroché le mur au même endroit avec l’arrière de la voiture! Cette fois-ci, l’impact a été un peu plus important, et l’avant de la voiture a aussi frappé le mur. La voiture a ensuite fait un arrêt et je savais que les dommages seraient majeurs. Nous n’avions malheureusement pas de pièces de rechange pour la suspension, ce qui voulait dire que notre week-end était terminé.

J’ai passé les derniers jours au volant de mon camion en route vers la maison, tout en revoyant l’impact dans ma tête, et il y a une chose étrange à laquelle je pensais sans cesse. Les deux fois où j’ai frappé le mur, je n’ai rien vu venir et je ne m’y attendais pas. Je fais du drift depuis maintenant 10 ans, et chaque fois que je fais une erreur ou que je me dirige vers l’extérieur de la piste, ou que je vais trop en profondeur dans un virage, je sais que ça se produira. Je peux le sentir. Mais cette fois-ci, je ne l’ai pas senti. Je ne peux pas expliquer pourquoi ça s’est produit, mais j’ai réalisé que la seule différence était que je n’avais pas l’habitude de porter le système HANS.

Je vais maintenant étudier différentes versions du système HANS pour en trouver une qui convient à mon style de conduite. Quand on fait du drift à 8 pouces du mur à 95-115 km/h, il n’y a aucune marge d’erreur et les correctifs doivent être apportés rapidement. Nous aurons aussi plus de pièces de rechange pour la voiture, donc si nous devons revivre de tels événements, nous aurons les pièces qui nous permettront de continuer!

Notre prochaine course sera la première ronde du FD Canada à Montréal, et j’ai vraiment hâte de reprendre le volant de ma FR-S et de vous voir dans les gradins.

Merci beaucoup pour tout le soutien!

Photos: OMGDrift.com